Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Nouvelles



Pays-Bas


Geert Wilders et les Juifs

 

 

27 janvier 2020

Et voilà Geert Wilders reparti ! Pas pour longtemps d’ailleurs ! Le député néerlandais à la chevelure peroxydée, dirigeant du Parti pour la liberté d’extrême-droite avait relancé son concours de caricatures de Mahomet le 28 décembre dernier sur son compte Twitter, plus d’un an après l’avoir annulé après avoir reçu des menaces de mort et des manifestations. Le lendemain 29 décembre, il a annoncé qu’il annulait ce concours car « il avait accompli sa mission ».

En 4 heures, l’annonce du concours s’était répandue grâce à Reuters et autres agences de presse. Pourquoi ce recul, le 3e, parce que dit-il « les fatwas restent impunies et la liberté d’expression n’est pas défendue. » En effet Twitter avait bloqué son compte. Comme son compte avait de nouveau été bloqué et son message haineux supprimé contre un dirigeant d’un parti libéral néerlandais.

Alors bonne nouvelle lorsqu’on constate que le parti de Geert Wilders a été en recul aux élections provinciales puis européennes de mars dernier. Il vit menacé de mort depuis des années et protégé par la police, change de lieu de vie constamment. Est-ce ces polémiques parfois violentes que l’islamophobie exacerbée et haineuse de Geert Wilders a provoquées depuis des années aux Pays-Bas, un pays qui a eu une tradition d’accueil dont les huguenots mais beaucoup d’autres aussi ont bénéficié ?

Il s’est passé dimanche dernier 26 janvier, un événement marquant : le premier ministre néerlandais Mark Rutte a présenté au nom de son gouvernement des excuses « inattendues pour la persécution des juifs des Pays-Bas pendant la seconde guerre mondiale », au cours d’une séance d’hommage, à Amsterdam, à la veille du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.
Le correspondant du quotidien Le Monde écrit : 
« Le propos est marquant, venu d’un responsable qui, en 2009, alors qu’il était président du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), proposait - sans succès - de dépénaliser le négationnisme [c’est-à-dire la négation de la Shoah, du génocide des juifs.] En 2012, poussé dans le dos par le leader populiste Geert Wilders, M. Rutte le premier ministre néerlandais, très proche d’Israël qu’il décrit comme un rempart face à l’émergence de l’islamisme radical, avait maladroitement estimé que l’on “manquait d’informations” et que le soutien de la population des Pays-Bas n’était pas suffisant pour présenter des excuses officielles. » 

Alors même qu’un ancien premier ministre avait publiquement regretté « l’accueil sans cœur » que le pays avait réservé aux rescapés des camps nazis revenus et que la reine Béatrix avait dit en 1995, lors d’un discours au Parlement israélien que ses concitoyens n’avaient pas suffisamment aidé les juifs. Contrairement à ce qui a été si longtemps affirmé dans le pays.

Dimanche, écrit Le Monde, M. Rutte a expliqué agir en étant, cette fois, « conscient qu’il est impossible de mettre des mots sur quelque chose d’aussi grand et horrible que l’Holocauste. Nos institutions gouvernementales n’ont pas agi en tant que gardiens de la justice et de la sécurité », a-t-il déclaré, déplorant que « trop de fonctionnaires néerlandais avaient exécuté les ordres de l’occupant. »

Le chef du gouvernement a dit encore : « Les conséquences amères de l’élaboration de registres [de juifs] et des expulsions n’ont pas été suffisamment reconnues, ni reconnues à temps. Dans l’ensemble, c’était trop peu. Trop peu de protection. Trop peu d’aide. Trop peu de reconnaissance. »

On sait que sur les 140 000 juifs qui vivaient aux Pays-Bas au début de la seconde guerre mondiale, ils n’étaient plus que 38 000 cinq ans plus tard. Et le correspondant du Monde explique :
« Aux Pays-Bas, les autorités s’étaient très vite montrées réceptives aux demandes de l’occupant et avaient exclu les juifs de la politique, de la fonction publique et des universités, avant de se résoudre à la confiscation de leurs biens. Auréolé de sa réputation de philosémitisme, parce qu’il avait accueilli des juifs persécutés au XVIIe siècle et allait, après la seconde guerre mondiale, devenir un allié inconditionnel d’Israël, le pays est, pendant longtemps, parvenu à cacher cette réalité. [...] Et la Shoah fut donc longtemps vue par les Néerlandais comme étant de la responsabilité unique du régime hitlérien. »

Le Monde rappelle aussi la polémique il y a quelques années autour de la dénonciation vraisemblablement par un Néerlandais, d’Anne Frank et de sa famille cachée en plein cour d’Amsterdam, près de la Westerkerk sur le canal du Prinsengracht. Seul le père revint. « Dommage que l’on ait dû attendre 75 ans » ont remarqué et salué les représentants de la communauté juive...

 


Retour

Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.