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Dakar, avril 2016
Un enfant d'une école coranique (talibé) mendiant pour rapporter un revenu à son marabout
SEYLLOU/AFP


Sénégal


Écoles coraniques

 

 

3 décembre 2019

La semaine passée je vous avais parlé du scandale d’écoles coraniques dans deux Etats du nord du Nigeria où l’on avait découvert des centaines d’enfants honteusement maltraités, enchaînés, battus, violés même.

Mais pas seulement au Nigeria puisqu’un rapport de l’ONG Human Rights Watch, cosigné par des militants des droits de l’homme au Sénégal, dénonçait en juin dernier les tortures subies par les pensionnaires de certaines écoles coraniques. Etaient cités  le passage à tabac, les abus physiques, les cas de viols, les séquestrations , mais aussi la mendicité obligatoire au profit des responsables de ces écoles jusqu’à cinq heures par jour et parfois peu ou pas d’enseignement du Coran...

La Nouvelle Tribune revient dans un site d’information principalement africain sur l’affaire d’un maître coranique Khadim Guey emprisonné et accusé d’avoir enchaîné de jeunes talibés.

Un talibé, au Sénégal, est un élève entre 5 et 15 ans, issu d’une famille pauvre et souvent rurale et confié à un maître coranique pour son éducation religieuse dans une daara ou école coranique.

En juin dernier Le Monde Afrique avait publié un article sur ces enfants : « Dans les rues de Dakar, ils sont une présence que l’habitude a rendue invisible. En haillons, la peau boursouflée par la gale, une boîte de concentré de tomates vide aux pieds pour recueillir l’aumône ils sont les “talibé “, ces enfants mendiants affiliés pour la plupart à une daara, une pension coranique. »

L’article faisait allusion au rapport de Human Rights Watch qui dénonçait « les énormes souffrances » de ces enfants et une longue liste des supplices dont ces jeunes étaient victimes de la part des maîtres coraniques (les marabouts) ou leurs assistants, dont des cas de séquestration, d’enchaînement et même des décès dus à des abus ou un manque de soins lorsqu’ils sont malades.

Toutes ces écoles coranique ne sont pas aussi épouvantables mais il faudrait un arsenal juridique, une réglementation et une surveillance effective, des poursuites contre les marabouts abusifs et peines dissuasives contre ceux qui sont condamnés.

Pour en revenir au procès du maître coranique qui devait être jugé par le tribunal de grande instance de Louga, une ville au nord-ouest du Sénégal, son procès a été renvoyé au 4 décembre après qu’un groupe de marabouts aient saccagé le tribunal pour protester contre l’arrestation de l’un des leurs et de ces complices. Le marabout et ses aides sont accusés de sévices corporels et de traitement inhumain voire barbare sur un groupe de  talibés enchaînés. Et ils affirment ne pas avoir eu connaissance de l’interdiction d’utiliser des chaînes pour empêcher les talibés de fuir  !

En attendant tout ce petit monde de tortionnaires s’est vu refuser la liberté provisoire... Et, une première, le procureur a réclamé deux ans de prison contre le saint homme !


 


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