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Nigeria

« Écoles coraniques »

 

 

25 novembre 2019

Si l’on quitte le delta du Niger et la pollution désastreuse due aux compagnies pétrolières, pour l’Etat de Kaduna ou celui de Katsina, deux Etats à majorité musulmane du Nigeria du Nord, c’est un autre problème qu’a révélé la presse, celui de ces centaines d’enfants honteusement maltraités dans des écoles coraniques.

La Croix raconte, le 16 octobre :
« 300 enfants, torturés, enchaînés dans une école coranique où ils ont subi de multiples sévices corporels allant jusqu’au viol. Une découverte qui a horrifié plus d’une personne, fin septembre, après une descente de la police de l’État de Kaduna, dans le nord du Nigeria, dans une école coranique.
Une horreur qui se renouvelle et s’accentue lorsque, deux semaines plus tard, l’on fait une découverte analogue dans une école coranique de l’État voisin, Katsina.
Pourtant, les spécialistes de droits de l’homme ne sont pas étonnés outre mesure. »

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch cosigné par des militants des droits de l’homme au Sénégal avait déjà alerté en juin dernier, sur les tortures subies par les pensionnaires de certaines écoles coraniques. Etaient cités les tortures, « le passage à tabac, les abus physiques, les cas de viols, les séquestrations... »

au Sénégal. Ces écoles coraniques aidaient jadis à initier les enfants au Coran et à ses préceptes.
« Mais aujourd’hui, leur usage est dévoyé, des individus se servent de ces institutions pour s’adonner à de véritables trafics humains. Dans certaines écoles coraniques, l’apprentissage du Coran [pour le mémoriser] a presque disparu pour laisser la place à 5 heures de mendicité par jour et aux pires tortures sur des enfants, allant même jusqu’au viol, raconte un responsable sénégalais d’une association pour la protection des droits humains. Mais il y avait tout un environnement social qui prévenait les abus. Dans le cas des « maisons de l’horreur » découvertes au Nigeria, la plupart des pensionnaires y avaient été conduits par leurs parents pour qu’ils apprennent le Coran et surtout qu’on « remette sur le droit chemin » ceux qui étaient considérés comme de petits délinquants.»

Dans les « maisons de l’horreur » découvertes dans le nord du Nigeria, les enfants qui étaient très nombreux (plus de 300 à Katsina) se sont révoltés.

« Dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, les écoles coraniques sont parfois les seules auxquelles ont accès les enfants » Et si le gouvernement fédéral a lancé des écoles pilotes gratuites dans un Etat du Nord, financées par l’agence britannique de coopération, seule une minorité bénéficie de ces conditions exceptionnelles dans ce pays, rappelons-le, le plus peuplé d’Afrique avec 190 millions d’habitants où les chrétiens représentent 47 % de la population et les musulmans 52 %.

Le site de nouvelles de la BBC est revenu sur l’affaire des écoles coraniques au Nigeria ce weekend end. Il raconte les descentes de police dedans une série de ces centres coraniques et de réhabilitation avec les cellules plongées dans l’obscurité et les barreaux aux fenêtres, aux odeurs nauséabondes et où jusqu’à 40 jeunes pouvaient être enfermés dans de minuscules cellules et n’étaient extraits de leur prison que pour être battus ou violés par le personnel.

« C’était l’enfer sur terre », a dit un ancien prisonnier.

Et la police a libéré soixante-sept jeunes de l’une de ces écoles, les autres s’étant échappées à la faveur de bagarres et le mois dernier 600 personnes vivant dans des conditions horribles, enchaînées, abusées sexuellement et mourant de faim. Les photos montrent des jeunes chaînes aux pieds et le dos portant de nombreuses blessures et cicatrices. Et il y a 10 jours, pour la première fois, la police a aussi libéré des jeunes femmes d’une école coranique à Kaduna.

« Personne vivant dans le nord du Nigeria ne peut dire qu’il ne savait pas. Les gens pensent que ces écoles coraniques ont le pouvoir de guérir. Ils se moquent que les enfants soient déshumanisés aussi longtemps que leur enfant reçoit une éducation coranique et qu’il est remis sur le droit chemin. »

Pourtant, un homme cité par l’agence de presse Reuters affirme que « s’il avait su ce qui arrivait dans cette école, il n’y aurait jamais mis son fils. Nous les avions envoyés pour qu’ils deviennent des hommes et finalement ils ont été maltraités. »

Et ces parents étaient dans l’ignorance de leur sort, soit parce qu’il était interdit d’entrer en contact avec leurs jeunes ou parce qu’ils n’avaient qu’un accès surveillé à leurs enfants lorsqu’ils venaient au centre.


 


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