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les chrétiens « cachés »

 

 

25 novembre 2019

« Ces chrétiens que le pape ne verra pas au Japon ». Le titre de l’article du Monde ce 23 novembre est pour le moins mystérieux !
« Ils se disent chrétiens, explique Philippe Pons, correspondant du quotidien au Japon, mais ils ne sont pas reconnus comme tels par Rome. Pour l’Eglise, ce sont des égarés, des hérétiques. Ils sont les descendants des "chrétiens cachés" qui, en dépit des persécutions du début du XVIIe siècle, lorsque les shogun voyaient dans cette religion étrangère une cinquième colonne des puissances colonisatrices, avaient conservé la foi et pratiquaient en cachette un culte sans sacrement ni pasteur qui, au fil du temps, s’est éloigné de l’orthodoxie romaine. Ils ne sont plus aujourd’hui que quelques centaines vivant dans un chapelet de petites îles à l’ouest de Nagasaki. »

Et s’ils n’ont plus de raison de « se cacher » depuis la fin du 19e siècle, ils continuent et ont fait du secret une fonction religieuse : « Ils craignent que la révélation de l’existence de leur culte n’entraîne des sanctions divines, explique un spécialiste du Japon. La foi est d’abord considérée comme un legs des ancêtres, et non une doctrine étrangère. »

Eux-mêmes ne se désignent pas comme « chrétiens cachés » mais comme « chrétiens d’autrefois».

« Sur les quelque 50 000 crypto-chrétiens qui sortirent de l’ombre au 19e siècle, la majorité rejoignit le giron de l’Eglise [catholique] qui les désigna comme des "reconvertis" ou des "chrétiens ressuscités". Rebutée par l’intransigeance des missionnaires à appliquer le dogme dans toute sa rigueur, une petite minorité se replia sur elle-même, continuant à pratiquer un culte mâtiné de rites ancestraux. Les crypto-chrétiens revendiquaient être les véritables représentants de la religion des ancêtres alors que les missionnaires étaient des étrangers à leur monde. Aujourd’hui, cette religion des ancêtres est en train de s’éteindre, et les descendants des "chrétiens cachés" ne sont qu’une note en bas de page de l’histoire du christianisme au Japon. »

Les petites communautés des « chrétiens d’autrefois » croient dans le « même Dieu » que l’Eglise de Rome mais selon des rites que celle-ci ne reconnaît pas. Aussi rend-t-elle hommage aux martyrs, mais ignore-t-elle les descendants de ceux-ci, fidèles à une foi pour laquelle leurs aïeux sont morts.

En janvier 2014, le pape avait encouragé, lors de son traditionnel discours sur la Place Saint-Pierre, les chrétiens persécutés dans le monde à prendre exemple sur ces chrétiens japonais repliés dans la clandestinité durant près de deux siècles après avoir été la plus grande communauté chrétienne d’Asie au 17e siècle et qui avaient continué à transmettre la tradition chrétienne oralement. Il parlait de ceux qui ont rejoint l’Eglise catholique au sortir de la clandestinité. Pas de ces « chrétiens cachés » qui vénèrent encore le « Dieu du débarras », parce qu’il était prié clandestinement.

Ces drôles de chrétiens qui pratiquent un culte mâtiné de bouddhisme et de shintoïsme et qui disparaît lentement.

 


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