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La pasteure Paula White

 

 

18 novembre 2019

Le Monde publie ce lundi dans le cadre des « Chroniques de la présidence Trump » de son correspondant à Washington Gilles Paris, un article intitulé : « Président Trump, an III : éthique étique à la Maison Blanche » : « C’est tout de même curieux, écrit le journaliste du Monde, cette manie qu’ont les proches de Donald Trump de se retrouver en prison. Son ancien conseiller politique Roger Stone, expert en coups tordus depuis Richard Nixon, devrait s’ajouter à la liste après sa condamnation, vendredi 15 novembre, pour mensonges et intimidations de témoins, [...] Tout le monde peut connaître une faiblesse et on n’est pas responsable des écarts de ses amis, mais on sent poindre une routine dans l’affaissement [...] Cette corrosion des valeurs, cette lèpre insidieuse dont témoigne aussi une mise en accusation où pullulent les aigrefins, s’est manifestée également vendredi [15 novembre] lorsque le président des Etats-Unis, contre l’avis de son secrétaire à la défense, a gracié deux soldats américains condamnés pour des crimes de guerre en Afghanistan, et rétabli dans son grade un troisième, membre des forces spéciales, qui s’était rendu coupable d’actes similaires en Irak. La justice militaire était passée, le président lui a tordu le bras. »

 

« Que les groupes démoniaques qui sont contre Trump
soient soient écrasés, au nom de Jésus ! »

 

Alors, la nomination à la Maison Blanche d’ « une femme de religion » comme l’a définie le correspondant du Monde, à savoir c, une télévangéliste « dont la lecture des Ecritures est merveilleusement compatible avec le trumpisme, écrit-il. Ceux qui s’attendraient à voir surgir une douairière chargée de faire régner une discipline morale à grand renfort de pater noster pour surmonter l’épreuve d’une peu glorieuse mise en accusation (du Président américain en vue de sa destitution) par la Chambre des représentants risquent d’être déçus. »

Paula White, nommée conseillère représentant la Maison Blanche dans l’agence fédérale Faith & Opportunity Initiative, crée par Trump, qui coordonne au niveau de l’Etat, les relations avec les organisations religieuses est là pour faire du lobbying auprès d’elles et les inciter, campagne électorale oblige, à soutenir la réélection de Donald Trump en 2020.

Et il y a quelques jours, elle n’a pas hésité a déclarer, sur la chaîne d’un autre télévangéliste, que les chrétiens qui ne voteront pas pour Donald Trump en 2020 devront en répondre devant Dieu ! Et encore que Dieu avait élevé Trump à la présidence et qu’être contre lui était semblable à être « contre la main de Dieu ».

Enfin, lorsque Trump annonça en juin, lors d’un rallye républicain, qu’il se représentait à l’élection présidentielle, elle pria en disant : « Que tous les groupes démoniaques qui sont [...] contre la réélection de Trump soient brisés, soient écrasés, au nom de Jésus ! ».

Avec la nomination de Paula White, Trump renforce ainsi son compagnonnage avec les pasteurs évangéliques et l’électorat protestant évangélique qui compte déjà dans son gouvernement le vice-président born again Mike Pence et Mike Pompeo, secrétaire d’Etat. Et Paula White n’est pas une inconnue.

Elle a été pasteure pentecôtiste d’une megachurch dans le Maryland qui a fait faillite. Elle prêche une théologie de la prospérité affirmant que l’aisance financière est la preuve de l’élection divine et « sa lecture des Ecritures est merveilleusement compatible avec le trumpisme, notamment pour l’immigration », relève Le Monde.

Mais elle était aussi conseillère dans l’ombre de Donald Trump depuis longtemps, et certains l’appellent « The Trump whisperer » (celle qui chuchote à l’oreille de Trump). Le 1er novembre, dès que sa nomination a été connue, l’ONG Americans United for Separation of Church and State, qui milite pour une séparation des Eglises et de l’Etat dénonçait sur le site de Religion News Service cette nomination de Paula White :

« Bien que sans expérience de gouvernement ou de service public, elle a manœuvré dans l’ombre pour favoriser des politiques discriminant les femmes, les homosexuels, les minorités religieuses et influençant la nomination de juges partisans qui soutiendront ces politiques et leurs effets désastreux. »

Et le correspondant du Monde à Washington pose la question : « Ce pacte faustien (avec le diable) est-il un bon “deal ” pour tout le monde, pour parler comme le président ? Ceux qui, parmi les détracteurs de Donald Trump, considèrent qu’il corrode tout ce qu’il touche sont dubitatifs. Ils pensent que les évangéliques risquent de payer cher la loyauté à une figure aussi clivante auprès des générations les plus jeunes, à la fois plus critiques du président et plus concernées par la déchristianisation à l’œuvre aux Etats-Unis. »

 


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