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Le cardinal Camilio Ruini

 

 

18 novembre 2019

Il a pour nom Camilio Ruini et il a 88 ans. Il a passé près de 20 ans au Vatican, comme président de la Conférence épiscopale italienne, et il est aussi président du comité scientifique de la Fondation Joseph Ratzinger plus connu comme Benoît XVI.

Depuis la retraite de ce pape et l’arrivée du pape François, on avait peu ou pas entendu publiquement le Monsignore, mais on le savait très conservateur et on connaissait son opposition à la communion aux divorcés remariés – avec quatre autres cardinaux.

Il prédisait en 2014 que le pape allait finir dans la confusion théologique avec une pareille proposition – puis un long silence, jusqu’à cette interview publiée par Il Corriere delle Sera, l’autre grand quotidien italien avec La Reppublica, le 3 novembre dernier, où il dénonce le projet accepté par la majorité des évêques lors du récent Synode sur l’Amazonie qui envisage de permettre aux diacres mariés de devenir prêtres, qu’il qualifie « d’erreur ».

Il y voit immédiatement le problème d’avoir des prêtres divorcés ! Mais dans cette interview, il prône aussi le dialogue de l’Eglise catholique avec Matteo Salvini, le président de la Lega Nord, un parti politique italien décrit comme souverainiste, populiste, d’extrême-droite et xénophobe.

Mais ce n’est pas son opposition théologique aux prêtres mariés, une critique à peine voilée du pape, mais cette ouverture sur le chef du parti italien le plus plébiscité et le plus décrié qui a valu au cardinal une tempête de critiques du monde politique, d’évêques, de parlementaires catholiques et même du chef de l’Etat Sergio Mattarella, comme le relève l’hebdomadaire italien L’Espresso.

Le cardinal Ruini pense donc que tout n’est pas négatif chez Salvini, contrairement à l’image qui en est véhiculée par certains milieux : « Il a des perspectives considérables, il a juste besoin de mûrir à différents égards. »

Et l’hebdomadaire protestant français Réforme qui consacre un long article à cette affaire écrit : « Après ces griefs gentils, le vieux cardinal passe vite à défendre le chef nationaliste [Mateo Salvini] dans ses manifestations les plus ostentatoires de sa foi catholique, tels les baisers répétés au chapelet lors des meetings publics. Le geste peut certes apparaître comme instrumental et heurter notre sensibilité... Mais il pourrait être en réaction au "politiquement correct" et une façon, bien que peu heureuse, d’affirmer le rôle de la foi dans l’espace public », justifie le monsignore dans son interview.

Pas un mot par contre sur le traitement jugé inhumain que Salvini réservait aux migrants alors qu’il était Ministre de l’Intérieur, Ruini souligne au contraire que « les migrations sont sources de problèmes », ce qui a réjoui Salvini qui le remercie et le qualifie de « voix de cette partie de l’Eglise qui demande le dialogue, y compris avec lui. » Et espère le rencontrer. Voilà Ruini adoubé comme porte-parole officiel de Salvini !

Et la réaction ne s’est pas fait attendre : un évêque italien lui a répondu dans le Corriere della Sera, cité par Réforme : « Les migrants ?, affirme cet évêque, mais l’Évangile parle d’accueil et de portes ouvertes. Pas de repousser les migrants. Afficher le chapelet fait-il un bon fidèle ? Brandir chapelets et croix [ce que fait Salvini lors de ses meetings publics] ne suffit pas pour se définir catholique. Et pourquoi cette exhibition de signes religieux ? Un choix stratégique pour faire avancer son idéologie. Enfin, les catholiques doivent-ils laisser la politique à d’autres ? Non. Ils doivent au contraire y porter le témoignage de la cohérence aux valeurs évangéliques dans leur propre vie ».

Conclusion : c’est la guerre ouverte. Et les fidèles catholiques italiens de centre gauche n’ont pas attendu pour riposter !

 


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