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Italie

Bataille de crucifix

 

 

4 novembre 2019

Et voilà que les crucifix réapparaissent dans l’actualité religieuse italienne ! « En réalité, il s’agit de deux usages politiques différents de ce symbole catholique », écrit l’hebdomadaire protestant italien Riforma, le 18 octobre. Le premier, c’est l’usage qu’en fait un homme politique de premier plan [Matteo Salvini, pour ne pas le nommer], qui brandit un crucifix devant la foule enthousiaste, lors de meetings.

« Et pour montrer encore plus sa foi catholique, il y ajoute ou alterne avec un chapelet et a souvent invoqué la bénédiction de la vierge Marie, persuadé que ses fans seraient encore plus conquis. Il n’avait pas prévu que l’Eglise catholique de Rome n’apprécierait pas la chose et que certains prêtres parleraient même d’actes sacrilèges [...] Il n’avait pas non plus tenu compte qu’une partie du clergé et des fidèles catholiques guidés par le pape, considéraient que l’accueil de l’immigré faisait partie de la prédication de l’Evangile [Salvini, alors ministre de l’Intérieur, avait refusé d’accueillir les bateaux d’ONG ayant sauvés des centaines de migrants et qui se virent interdites d’accoster aux ports italiens). »

« Et les Eglises protestantes se sont retrouvées aussi sur cette position », relève Riforma. L’autre récente affaire de crucifix en Italie, « est celle du nouveau ministre de l’Education qui a eu la témérité de défier ouvertement l’un des tabous les plus forts de notre pays, celui des crucifix sur les murs de lieux institutionnels [comme les tribunaux ou des écoles]. Il a déclenché invectives et accusations, de la part des fidèles les plus conservateurs de l’Eglise catholique et des partis de droite comme la Lega Nord [le parti de Salvini]. »

Mais ce qui inquiète le plus, relève l’hebdomadaire protestant, « c’est le silence des milieux laïques. » On se souvient, en 2011, d’une bataille pour ou contre le crucifix à l’école publique. Les laïques avaient perdu, la Cour européenne des droits de l'homme ayant curieusement estimé que la présence d'un crucifix dans les classes des écoles publiques italiennes ne violait pas le droit à l'instruction, après avoir estimé le contraire ! Et les crucifix sont restés accrochés dans les écoles !

L’Association protestante italienne du « 31 octobre  pour une école laïque et pluraliste » [le 31 octobre 1517 fait référence à la date officielle de la Réforme protestante avec l’affichage des thèses de Martin Luther à Wittenberg] a dénoncé à maintes reprises la législation italienne concordataire et fasciste comme permettant encore l’heure de religion catholique, quasi obligatoire, les privilèges des enseignants de religion catholique ou encore la célébrations de messes dans les bâtiments scolaires publics et le crucifix sur les murs des classes. « En somme, la bataille des crucifix est une preuve du retard culturel du pays », conclut Riforma.

 


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