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Chrétiens en Algérie

 

 

28 octobre 2019

La semaine passée, la Fédération protestante de France alertait sur  la situation préoccupante des chrétiens en Algérie. « De nombreux témoignages dont une lettre rendue publique du président de l’Eglise protestante d’Algérie rapportent que des églises sont fermées par les autorités et que des membres responsables et pasteurs sont inquiétés voire arrêté », dit le communiqué de la Fédération protestante de France, qui affirme que « aujourd’hui, c’est le christianisme en Algérie qui est malmené ».

Une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux montre des policiers algériens expulsant des fidèles d’un temple à Tizi Ouzou en Kabylie. Le 15 et le 16 octobre, trois églises protestantes ont été fermées par les autorités, 12 depuis 2018 [3 à Oran, 5 à Tizi Ouzou, 4 à Béjaïa] et le ministre de l’Intérieur algérien dénonce des « hangars convertis en églises illégales. »

Des tracasseries officielles, aussi illégales qu’injustifiées, dénonce le pasteur Chalah, président de l’Eglise protestante d’Algérie qui revendique 46 lieux de culte. Et parmi ces « tracasseries », l’obligation d’avoir une autorisation de la commission nationale des cultes non musulmans, une commission qui aurait dû voir le jour en 2007 mais n’existe toujours pas.

« Quand on veut déposer nos demandes, on ne sait même pas à qui, dit le pasteur Youssef Ourhamane, vice-président de l’Eglise protestante d’Algérie, cité par l’hebdomadaire Réforme du 24 octobre.

« Au niveau local, les autorités nous obligent à mettre nos bâtiments aux normes de sécurité. Nous effectuons les travaux, mais elles ne viennent pas vérifier. Elles arrivent simplement avec un arrêté de fermeture et placent les lieux sous scellés. Depuis deux ans, 12 églises ont été fermées. Trois ont été rouvertes à Oran grâce à la pression internationale. Mais les autorités algériennes recommencent et nous sommes revenus à la case départ. »

La loi interdit aussi le prosélytisme (inciter à la conversion) et les convertis risquent d’être poursuivis mais l’apostasie (sortir de l’islam) n’est pas interdite, la Constitution algérienne reconnaît la liberté de culte. Alors comment expliquer ce regain de méfiance de l’Etat algérien qui percevrait les conversions comme une menace ?

Réforme rappelle un article paru dans le quotidien francophone El Watan en 2004 qui provoqua l’émotion des autorités et de l’opinion en avançant que 30 % de la population de Tizi Ouzou, en Kabylie, serait chrétienne ! Exagération manifeste mais qui 15 ans plus tard est toujours provoque toujours la défiance vis-à-vis des nouveaux convertis.

En particulier l’offensive, bien réelle des néo-évangéliques. Pour Karima Dirèche, une historienne du CNRS, les convertis ne représentent qu’une infime minorité des 42 millions d’Algériens, sans qu’on sache combien exactement. Mais justement cette ignorance génère tous les fantasmes, les autorités y voient une menace sociale sur la stabilité du pays qui porterait atteinte à l’identité nationale et certains évangéliques qui se vantent de baptiser à tour de bras, sans révéler leurs chiffres n’arrangent rien.

De plus, comme le relève la chercheuse, « certaines conversions ont une dimension politique réelle. Devenir chrétien, c’est revenir aux sources mythifiées du christianisme berbère antique. C’est aussi une façon de rejeter l’idéologie arabo-islamique de l’Algérie. »

La situation politique et sociale actuelle doit aussi être prise en compte pour expliquer les fermeture d’églises. Mais le sujet des conversions porte plus loin : « Il soulève des questions fondamentales comme la pluralité religieuse, de l’Etat de droit et de la démocratisation du pays, pointe la chercheuse Karima Dirèche [...] Ces chrétiens revendiquent de fait un droit constitutionnel. »

 


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