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Donald Trump

 

 

28 octobre 2019

On suit les péripéties journalières de Donald Trump et de la demande d’impeachment initiée par les démocrates. Et l’on s’étonnait qu’il soit toujours le candidat favori des protestants évangéliques blancs. Malgré ses écarts de conduite notoires et tous les scandales de la présidence, un récent sondage montrait que 77 % d’entre eux le soutenaient. Mais sa décision de retirer les troupes américaines stationnées au nord de la Syrie risque bien d’entamer cette popularité.

A la suite de ce retrait, plusieurs leaders évangéliques pro-Trump viennent de dénoncer cette décision dont le fameux télévangéliste Pat Robertson, l’un des leaders de la droite conservatrice chrétienne qui lors de l’une de ses émissions télévisées a dit : « Je suis absolument consterné que les États-Unis trahissent ces forces démocratiques en Syrie du Nord et que nous laissions les chrétiens et les Kurdes - dont certains sont chrétiens - être massacrés par les Turcs. »

Pat Robertson a aussi critiqué Trump pour ne pas avoir réagi après le meurtre au consulat d’Arabie saoudite en Turquie du journaliste du Washington Post, le saoudien Jamal Khashoggi. Un meurtre organisé probablement par le prince héritier.
Et alors qu’en 2017, Pat Robertson disait que Trump était « l’homme choisi par Dieu pour la présidence », il a changé d’avis : « Le président des Etats-Unis risque de perdre le soutien de Dieu » a-t-il prédit. Exactement : « Trump is in danger of losing the mandate of heaven. » , selon le quotidien national USA To Day.

Certains ont relevé cette menace du télévangéliste avec ironie : Ainsi Robertson sous-entend que Trump bénéficiait jusqu’ici du soutien de Dieu malgré tous les scandales de sa présidence « Donc Dieu s’intéresse plus aux Kurdes qu'à la corruption, à la fraude fiscale et aux paiements secrets faits à une star du porno ? Bon à savoir », écrit un chroniqueur politique américain.

Et plusieurs autres leaders évangéliques pro-Trump ont condamné la décision de retirer les troupes américaines, au prétexte a dit le Président que les soldats étaient stationnés très loin des Etats-Unis et qu’il voulait  « ramener les boys à la maison ».
Enfin, le sénateur républicain de Caroline du Sud a qualifié la décision « d’irresponsable » et « un cadeau à l’Etat islamique ».

 

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L’ Etat islamique frappé à la tête. Le président américain a ainsi annoncé ce dimanche que le leader d’ISIS Abu Bakr al-Baghdadi avait été tué dans la nuit de samedi à dimanche par les forces spéciales américaines ainsi que des combattants de son groupe. « Il est mort comme un chien », a déclaré le Président Trump qui a décrit al-Baghadi en train de « gémir et de pleurer » avant de mourir comme un « un lâche », une manière de parler de la mort de l’ennemi  sans respect et qui a choqué certains politiques y compris proches du Président.

D’autres comme ce député républicain et membre des services armés a déclaré qu’il était « un peu gêné » par cette description de la mort d’al-Baghadi qui représentait, a-t-il rappelé, un leader pour des foules de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est.

La nouvelle a été accueillie avec réserve de la part de députés américains, républicains comme démocrates, qui ont souligné immédiatement que l’opération pour tuer le leader islamiste n’aurait pu avoir lieu sans l’aide des combattants kurdes.

Ainsi, l’ancien responsable des services secrets américains a déclaré que « avoir les Kurdes comme alliés et récupérer des renseignements des forces kurdes a permis aux Etats-Unis de mener avec succès la mission d’éliminer Abu Bakr al-Baghadadi. Sans cela nous n’aurions pas pu le faire. Trump devrait comprendre l’impact que cela a eu d’avoir ces alliés kurdes des Forces Démocratiques Syriennes que nous avons franchement trahis. »

Et un autre, ancien directeur des services de renseignements affirme que les « forces kurdes ont joué un rôle vital. »

Alors que les Turcs, à la faveur du retrait des forces américaines de Syrie parlent de leur offensive contre des « terroristes » en parlant des Kurdes, plusieurs juristes ont condamné le désengagement des troupes américaines comme une « trahison » des Kurdes.
La mort du « calife » signifie-t-elle la disparition du djihadisme ? Rien n’est moins sûr…

 


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