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RONEN TIVONY/SOPA IMAGES/LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES

États-Unis

Droit à l’avortement

 

 

21 octobre 2019

Enjeu politique depuis 50 ans, l'I.V.G est encore un sujet qui divise l'Amérique en deux, commente le site de France Culture en mai dernier.
En faisant de l'avortement un crime, certains États américains ont adopté les mesures les plus restrictives de toute l'histoire de l'avortement aux Etats-Unis.

Et pourtant, grâce à une femme enceinte pour la 3e fois à 21 ans, qui portera plainte contre le Texas où l’avortement est interdit, sous le pseudonyme de Jane Roe, la Cour suprême américaine rendra un arrêté historique, le fameux Roe v. Wade, le 22 janvier 1973, qui faisait de l’avortement un droit constitutionnel.

La décision de justice va aussi diviser pour longtemps l’Amérique en deux : les pro-life contre les pro-choice. Une spécialiste des Etats-Unis, citée par France Culture explique :
« À partir du moment où le droit à l’avortement a été reconnu par la Cour suprême, le combat s’est cristallisé assez intensément puisque c’est sur la base de cet arrêt que la droite chrétienne va se former, que les lobbys religieux vont s’organiser, protestants évangéliques mais aussi catholiques. Ces deux communautés réunies forment un contingent assez puissant contre le droit à l’avortement. On estime aujourd’hui que 40 % des Américains sont hostiles à ce droit. »

Depuis, la Cour suprême ayant transféré aux Etats fédérés, le pouvoir de décider des critères permettant à une femme de recourir à l’avortement, 500 lois fédérales restreignent l’accès à l’avortement des femmes américaines. Déjà en 2017, Donald Trump avait signé, au 4e jour de son arrivée au pouvoir, et au lendemain de la Journée nationale de la femme, un décret interdisant le financement fédéral d’ONG internationales soutenant l’avortement. En cela il était fidèle à son électorat conservateur et protestant évangélique.

 « Sujet brûlant de controverses, l'avortement n'a jamais été aussi peu pratiqué depuis sa légalisation il y a 40 ans [[dans certains Etats, comme l’Alabama, il est même interdit]. Jamais aussi politisée non plus, l'IVG reste la bête noire d'une droite évangélique puissante », relève France Culture.

A noter que les six Etats les plus restrictifs en matière d’avortement sont tenus par les républicains (où la droite religieuse recrute) alors que les sept Etats les plus permissifs sont gouvernés par des démocrates. Aujourd’hui, campagne présidentielle oblige, la bataille fait à nouveau rage depuis plusieurs mois autour de la question de l’avortement.

Mais dans le cadre de ce débat national, l’hebdomadaire américain Newsweek du 17 octobre dernier, publiait une nouvelle surprenante :
« Le conseil municipal de San Francisco, dans l’Etat de Californie du Nord, a annoncé qu’il cessait toutes relations commerciales nouvelles avec 22 Etats américains désormais sur liste noire pour leur politique intolérable contre l’avortement. »

Le maire de San Francisco et le président du Conseil de la ville ont détaillé la décision qui interdit par exemple aux employés de la ville de passer des contrats avec des entreprises situées dans l’un de ces 22 Etats.
« Chaque jour dans ce pays [les Etats-Unis], a justifié le maire de San Francisco, le droit à l’avortement est menacé et nous devons le défendre. De même que nous avons réduit nos relations financières avec les Etats qui ont des lois discriminantes vis à vis des LGBT, nous combattons les Etats qui mettent la santé des femmes en danger et limitent volontairement la liberté des femmes en matière de reproduction. »

La décision a été prise, commente Nesweek, après qu’une douzaine d’Etats américains aient adopté des législations restrictives sur l’accès à l’avortement. Nombre de gouvernants de ces Etats ont avoué que ces lois (presque toutes ont d’ailleurs été contestées en justice) font partie d’une campagne pour abolir l’arrêté de la Cour suprême Roe v. Wade de 1973 qui faisait du droit à l’avortement un droit constitutionnel pour les femmes.

Les 22 Etats sur la liste noire de San Francisco tentent tous de réduire la durée légale d’avorter. Le décret de San Francisco prendra effet le 1er janvier prochain.
« Alors que les droits et libertés juridiques liés à la reproduction et à la santé en matière de reproduction sont attaqués par Washington et les assemblées législatives de certains Etats dans le pays, il est impératif que San Francisco se lève et s’y oppose », a déclaré une autorité de la ville. Kamala Harris, sénatrice démocrate pour la Californie, résumant ainsi la question : « Il faut plus de débats sur la question de l’avortement. Il faut que les gens cessent de mettre la main sur le corps des femmes. »

Ce n’est pas gagné et le site francetvinfo écrit : « De fait La question de l'interruption volontaire de grossesse sera au cœur de la prochaine présidentielle américaine en 2020. Donald Trump a conquis la droite religieuse en promettant de nommer des juges opposés à l'avortement au sein de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays. Depuis son élection, le président y a fait entrer deux magistrats conservateurs. Les juges progressistes y sont désormais minoritaires (quatre sur neuf). La droite religieuse espère maintenant que la Cour suprême, forte de sa nouvelle majorité conservatrice, reviendra par petites touches sur sa décision historique de légaliser l'avortement. »

De tristes polémiques en perspective…

 


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