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Virginie

Dédommagement aux descendants d’esclaves

 

 

21 octobre 2019

Le 5 septembre, le Virginia Theological Seminary, (Faculté de théologie de Virginie) membre de l’Eglise épiscopalienne américaine, une branche de l’Eglise anglicane et l’une des facultés les plus anciennes de cette Eglise aux Etats-Unis, annonçait la constitution d’un fonds de 1,7 millions de dollars destiné aux descendants d’esclaves ayant construit au moins trois des bâtiments actuels.

On évalue à quelque 4000 les esclaves, loués à des plantations voisines, qui ont été forcés de travailler sur le campus de 1817 à 1865.
« Nous devons nous réconcilier avec notre passé horrible, a déclaré le révérend Ian S. Markham, prêtre épiscopalien, doyen et président du séminaire. Pour quelque chose d’aussi odieux que l’esclavage, aucune somme ne peut réellement compenser ce crime. Alors que nous allons célébrer le 200e anniversaire du séminaire, nous sommes conscients que notre passé est un mélange de péché et de grâce. Parallèlement au repentir pour nos péchés passés, il est également nécessaire d’agir. Ce n’est qu’un petit pas – un embryon – pour essayer de reconnaître qu’avec des excuses, avec la promesse d’un avenir différent, nous devons être concrets. Je veux qu’au Virginia Theological Seminary, chacun sache que notre passé inclut aussi des esclaves, jamais reconnus, opprimés, blessés lors de la construction des bâtiments sans jamais être rémunérés. »

Des esclaves dont les premiers avaient été débarqués en Virginie alors possession britannique, en août 1619, il y a juste 400 ans.

«  Le principe des réparations, dit encore le révérend, est relativement simple. Lorsqu’une institution ne paie pas le travail d’une personne, ce paiement doit être versé à sa succession. Et comme dans toute succession, les bénéficiaires sont les descendants. Espérons que nous les trouverons tous. »

Pour cela, une commission sera chargée de cette recherche, dont un généalogiste. « Pour chaque nom, nous enquêterons sur sa filiation et verserons ainsi une petite contribution à son descendant en reconnaissance de son labeur non rémunéré. Nous sommes également complices de ségrégation suite aux lois Jim Crow après la fin de l’esclavage. »

Ces lois, instaurées entre 1876 et 1965 légalisaient la ségrégation raciale de facto, spécialement dans le Sud des Etats-Unis.

« Nous allons donc, explique le révérend, également utiliser ce fonds pour aider la communauté afro-américaine locale en lien avec notre institution. Ce fonds économique est le premier pas, mais dans l’avenir nous devons faire plus. »  

Des programmes seront aussi créés, « pour promouvoir la justice et l’inclusion », spécialement dans les communautés historiquement composées d’afro-américains. Une historienne américaine spécialiste de l’esclavage a déclaré que cette annonce était « extraordinaire » et que cette réparation financière annoncée était d’autant plus importante qu’elle venait du Virginia Theological Seminary lui-même.

 


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