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Nouvelles d’Irak

 

 

7 octobre 2019

« La corruption en Irak est plus dangereuse que l’Etat islamique », a affirmé le révérend Faez Jirjees, le premier Irakien ordonné prêtre dans l’Eglise anglicane et en charge de l’église St George de Bagdad. Lors d’une visite en Grande-Bretagne, au début du mois, il a expliqué que l’Etat islamique pourrait être plus facile à combattre que la corruption, une « maladie qui détruit l’économie même temps que le droit des citoyens irakiens. »

Comme un écho à sa visite, le 4 octobre des manifestants irakiens descendaient dans la rue à Bagdad, protestant contre la corruption de l'État, les services publics défaillants et le chômage. Les manifestations ont duré toute la semaine avec aujourd’hui plus de 100 morts dont des policiers et des centaines de blessés depuis le début du mouvement. Et vendredi dernier, la plus haute autorité chiite d’Irak a publiquement mis en garde le gouvernement et la corruption est dénoncée avec colère.

A l’allocution du président irakien qui réclamait du temps pour pouvoir améliorer les conditions de vie des 40 millions d’habitants, dans un pays sorti il y a à peine deux ans de 40 ans de conflits, un haut représentant du grand ayatollah chiite irakien a répondu lors d’un prêche dans une mosquée de Kerbala, au sud de Bagdad : « Le gouvernement doit changer sa façon de gérer les problèmes du pays. Il doit améliorer les services publics, trouver des emplois aux chômeurs, éviter le clientélisme dans le service public et en finir avec les dossiers de corruption. »

Le révérend Jirjees relevait que depuis 2003 (l’invasion de l’Irak et la chute de Saddam Hussein) jusqu’à aujourd’hui,

« les gouvernements qui se sont succédés ont été sans pouvoir de décision, sous l’influence d’autres pays et nous avons vu ce que les chrétiens ont perdu depuis 2003 : l’émigration a doublé et les églises locales ont vu nombre de leurs communautés disparaître. La situation des chrétiens en Irak ne s’améliore pas, elle est même pire qu’il y a quatorze siècles (lors de l’invasion arabe), les droits des chrétiens ne sont plus respectés dans la Constitution irakienne désormais basée sur la charia.
Le gouvernement fait peu de cas des minorités qui vivent sur cette terre et nous chrétiens nous sentons comme des citoyens de seconde zone, en dépit du fait que l’Irak a été un pays chrétien. Nous avons besoin, dit encore le révérend Jirjees, d’un gouvernement laïque. En Irak il y a des gens honnêtes qui seraient capables de gouverner un Etat laïque mais les partis islamiques contrôlent le gouvernement maintiennent l’Irak sous pression.
Je sais que certains voudraient me voir mort, mon travail les gêne, mais si nous avons peur de parler alors nous serons réduits au silence. »

Le 6 octobre, Radio Vatican consacrait son journal à ces quelque 120 000 chrétiens d’Irak qui cinq ans après été chassés de la plaine de Ninive par les milices de l’Etat islamique commencent à revenir depuis la défaite en 2017 du califat.
Selon Radio Vatican,

« plus de 46 % des familles de cette région sont rentrées chez elles, tandis que les projets de reconstruction des villages menés par l'Aide à l'Eglise en Détresse et financés par les gouvernements occidentaux et les donateurs internationaux continuent. La situation à Mossoul est plus compliquée. Seulement quelques dizaines de chrétiens sont revenus, sur les 15 000 qui avaient quitté la deuxième ville irakienne. À Mossoul, les travaux de reconstruction n'ont pas encore commencé parce qu'il n'y a toujours pas de gouvernement local stable. »

Le déclin démographique des chrétiens au Moyen-Orient constitue donc un défi pour l'ensemble de la communauté internationale... Le retour est très lent. S'il n'y a pas de garanties législatives, nationales et internationales pour que leur vie soit digne et libre, il est difficile pour ceux qui sont partis de rentrer chez eux.

Quant au déclin du christianisme en Irak, il est lié d'abord à l'exode, puis à d'autres facteurs, mais d'abord à l'exode. Nous ne devons jamais l’oublier [.]

Pourtant une nouvelle réjouissante nous parvenait : en 2017. La Bible en entier était traduite en kurde pour la première fois et allait ainsi permettre à des centaines de milliers de chrétiens du Kurdistan irakien d’accéder directement aux textes bibliques. La traduction qui a pris 28 ans avec diverses organisations religieuses et la Société biblique internationale est en Sorani, une langue parlée dans le Kurdistan central et le nord-ouest de l’Iran par quelque 5,5 millions de gens dont 300 000 seraient chrétiens, selon le gouvernement régional du Kurdistan.

Et l’on sait que nombre de chrétiens iraquiens fuyant la persécution lors de l’émergence de l’Etat islamique ont trouvé refuge au Kurdistan. La traduction de la Bible en Sorani signifie beaucoup pour nombre de Kurdes, dispersés sur plusieurs pays (Kurdistan, Arménie, Irak, Turquie et autres) parce que durant longtemps ils ont été interdits de parler leur propre langue, seul l’arabe étant reconnu.


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