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L’Irlande

 

30 septembre 2019

La semaine passée, j’avais évoqué l’Irlande, une sérieuse pierre d’achoppement dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et l’Union européenne avec la question du retour d’une éventuelle frontière entre l’Irlande du Nord, encore britannique et la République d’Irlande indépendante et membre de l’Union européenne.

Certains craignent que les affrontements meurtriers qui firent plus de 3500 morts en trente ans de conflit entre communautés reprennent en Irlande du Nord, apaisée depuis les accords du Vendredi-Saint de 1998, entre les unionistes protestants et les républicains catholiques, même si les murs de séparation entre quartiers catholiques et protestants dans des villes comme Belfast existent encore et se referment le soir pour ne se rouvrir que le matin... On retrouve ce clivage communautaire vingt ans plus tard avec le Brexit qui remet en cause le fragile équilibre de paix : les unionistes loyalistes majoritairement protestants et fidèles à la couronne britannique ont voté pour le Brexit alors que les nationalistes républicains, pour la plupart catholiques ont voté contre.

Et pourtant, des progrès remarquables existent pour une cohabitation apaisée. Exemples : les écoles intégrées. L’hebdomadaire anglican Church Times a rappelé tout récemment qu’en septembre 1981, 28 enfants et 7 professeurs créèrent au sud de Belfast près de la rivière Lagan, une école révolutionnaire en ce temps là le Lagan College pour éduquer ensemble des enfants catholiques et des enfants protestants. C’était la première fois en Irlande du Nord.

Aujourd’hui, le Lagan College non seulement existe encore avec ses 1200 élèves, mais il est débordé par les demandes de parents attirés par une atmosphère pacifiée, et aussi par la réussite des élèves et Lagan College a fait tache d’huile en Irlande du Nord où il y a 65 écoles intégrées aujourd’hui, ce qui veut dire qu’un enfant sur 14 va dans une école intégrée, à la fois catholique et protestante et en 2018, quelque 1500 places nouvelles ont été crées et six écoles ont demandé à entrer dans ce secteur.

« Le mouvement d’éducation intégrée a été une réponse à la violence sectaire durant les Troubles des années 1970. Mais 20 ans après l’accord du Vendredi-saint (le Good Friday Agreement) d’avril 1998, le mouvement d’écoles intégrées stagne [l’esprit "Lagan  College" militant s’est institutionnalisé] et l’on peut se demander quel est son avenir en Irlande du Nord », écrit Church Times.

Une vision un peu trop pessimiste à mon avis. Ce n’est pas rien d’avoir cassé la rigidité du système scolaire où l’on était assigné à un enseignement catholique ou protestant suivant sa communauté. Un système qui reproduisait l’affrontement latent ou violent de ces deux communauté et leurs particularismes culturels.

Je me souviens avoir entendu raconter à Belfast que les extrémistes de ces deux communautés avaient mal pris la création de ces écoles intégrées, comme certains prêtres catholiques et que les parents qui choisissaient ces écoles n’étaient pas loin d’être considérés comme des traîtres à leur communauté et les enfants étaient victimes parfois de quolibets sur le chemin de leur école intégrée. Enfin le nombre d’écoles intégrées ou en demande d’intégration est rassurant : après tout, elles mettent leurs pas dans ceux du Lagan College :

« Etre intégrée, ce n’est pas simplement une étiquette valorisante, c’est aussi réfléchir à comment intégrer le sport qu’on y pratique (ce n’est pas le même si l’on est un enfant catholique ou protestant, le langage qu’on y parle, les fêtes qu’on célèbre », explique la présidente du Conseil de l’Education intégrée d’Irlande du Nord. C’est réfléchir finalement à comment être un peuple dans sa diversité.


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