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« Dieu aime... ceux qui veulent quitter l’Union européenne et ceux qui veulent y rester »

Et encore le Brexit

 

 

15 septembre 2019

Jonathan Coe est un romancier anglais fort connu, depuis son livre « Le Testament à l’anglaise », paru chez Gallimard en 1994. A l’occasion de son dernier ouvrage, « Le cœur de l’Angleterre », l’hebdomadaire Paris Match qui publie une interview de Jonathan Coe cette semaine, le présente comme « le chroniqueur sarcastique – mais bienveillant – des soubresauts de la vie politique britannique. Et de leurs répercussions dans la vie quotidienne et sentimentale de ses compatriotes, depuis les crises sociales des années Thatcher jusqu’aux divisions causées par ces trois années pré-Brexit. »  

Dans cet interview, l’écrivain dénonce sévèrement
« la pauvreté abyssale des débats pendant les mois précédant le référendum. Cette pauvreté a été aggravée par le fait que le peu d’informations disponibles était faux, souvent sciemment. La question irlandaise n’a, par exemple, été mentionnée qu’en passant, alors que la réalité – y compris géographique – la place évidemment, depuis le début, au cœur du débat.
C’est un facteur incontournable de la difficulté d’une séparation [...] Il n’est pas impossible, d’ailleurs, que les crispations actuelles soient aussi le résultat d’un sentiment de honte collectif : beaucoup de Britanniques ont voté pour le “Leave” parce qu’ils pensaient que ce serait facile de quitter l’Union européenne. Et ils le pensaient parce qu’on le leur avait dit [...]
Le Brexit est devenu une fin en soi. Les bénéfices éventuels d’une séparation d’avec l’Union européenne ne sont plus jamais mentionnés. Les avantages évoqués au début, plus personne ne s’en souvient aujourd’hui. Ce débat s’est transformé en un match de foot où seul le résultat – la victoire – compte. Les supporters témoignent d’une loyauté aveugle envers leur équipe. Le Brexit n’a plus rien d’un débat politique. C’est une religion. Une secte. »

Jonathan Coe décrit aussi les opposants au Brexit comme « épuisés et démoralisés. Ils ne savent plus quoi espérer. Le risque du “No deal”, la sortie sans accord, se concrétise chaque jour un peu plus. Le pays s’est vraiment divisé en deux camps. Les passions prospèrent, les esprits s’échauffent, le climat est volatil. Tout cela me semble très peu fidèle à l’esprit britannique. [...] Les événements prennent une tournure très sombre.

 

.


« Le pays s’est vraiment divisé en deux camps. Les passions prospèrent, les esprits s’échauffent, le climat est volatil », disait le romancier Jonathan Coe dans son interview. Voilà qui renvoie à cette grande banderole accrochée devant les portes d’un bleu éclatant et le massif de fleurs roses de l’Eglise réformée unie de Highgate, un quartier au nord de Londres. La banderole s’affiche comme un défi à l’apaisement avec son inscription :
« God loves... Leavers & Remainers » (« Dieu aime... ceux qui veulent quitter l’Union européenne et ceux qui veulent y rester.»)

 


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