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PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Donald Trump et Jerry Falwell Jr. en mai 2017 lors d'un événement tenu à la Liberty University,
établissement conservateur dirigé par Falwell qui interdit notamment à ses étudiants de danser.


Jerry Falwell

et les télévangélistes américains

 

 

15 septembre 2019

Jimmy Swagart, Jim Bakker, Pat Robertson et Jerry Falwell, ceux qu’on a appelé des «« télévangélistes », utilisant les moyens de communications les plus sophistiqués et les maîtrisant parfaitement pour répandre leur idéologie ultraconservatrice en même temps qu’ils récoltaient des fonds extrêmement importants. « Ils prêchaient l’amour mais non la fraternité, avant parfois de chuter dans le stupre et sans jamais apaiser leur soif d’argent et de luxe », écrivait Le Monde diplomatique en avril 1990.

L’un des ces télévangélistes, Jerry Falwell senior, a été le fondateur, de la Liberty University, une université résolument évangélique mais aussi du Mouvement de la Majorité morale, un groupe politique, né en 1979 et dissout à la fin des années 1980, qui avait pour but de faire du lobbying auprès des politique en faveur des idées soi-disant évangéliques et surtout les plus conservatrices (anti-avortement, opposition aux droits des homosexuels, exaltation des valeurs familiales, prière à l’école et une politique raciale soutenue pour leurs écoles chrétiennes. C’était l’époque de Ronald Reagan...

Depuis, ces prêcheurs qui pour certains provoquèrent de multiples scandales financiers et sexuels avaient plus ou moins disparus des écrans. Mais voilà que Jerry Falwell Jr, le rejeton, semble avoir repris le flambeau : devenu président de la Liberty Université à la mort de son père en 2007, il a hérité de l’engagement religieux conservateur (il est interdit aux étudiants de danser ou de boire de l’alcool, par exemple) et l’engagement politique républicain de son père.

Il est un fervent soutien de Donald Trump qui l’a nommé président du groupe de travail visant à réformer l’éducation supérieure et qui a visité plusieurs fois son Université. Jerry Falwell Jr est aussi connu pour défendre le Second Amendement au point que les étudiants de la Liberty University y sont autorisés à porter des armes. Et qu’un stand de tir a même été construit sur le campus.

Mais voilà que des nuages noirs se lèvent sur le plus important allié évangélique de Donald Trump et que Jerry Falwell Jr est éclaboussé par des scandales de mœurs et d’argent. Politico, un média politique américain, a révélé dans son édition du 14 septembre, des photos de 2014 montrant Jerry Falwell Jr, sa femme et des membres de sa famille participant à une fête très arrosée dans une boite de nuit de Miami, ce que Falwell a nié accusant de manipulation.

Puis un ancien étudiant a raconté que des responsables de l’université disaient que Falwell leur avait montré ou envoyé par texto des photos de sa femme dans des « positions sexuelles provocantes » et selon des collègues de Falwell ce dernier « aimait discuter de ses exploits sexuels. »

Enfin certains accusent Jerry Falwell Jr de gouverner par la peur et d’utiliser les ressources financières de l’Université pour des projets immobiliers profitant à ses amis et à des membres de sa famille. Falwell a accusé les « médias progressistes » d’attaquer son image et d’essayer de « fomenter un putsch à la direction de l’université. »

Alors la question se pose, au vu de la révélation de ces scandales : auront-ils un impact sur la carrière de Jerry Falwell Jr ? Le quotidien québécois La Presse qui traite de cette affaire cite un chercheur en religion et politique :
« C’est sûr que des personnes vont froncer les sourcils en prenant connaissance des scandales, mais la plupart n’y feront pas attention. Une bonne partie des évangéliques blancs aux États-Unis sont complètement investis dans ce qu’ils appellent une “guerre culturelle”. Donc, la seule chose qui a de l’importance, c’est si vous êtes dans leur équipe ou dans l’équipe adverse. »

Et un professeur d’histoire américain, cité par La Presse : « Jerry Falwell est l’un de ceux qui flattent le plus Trump et sont dans ses bonnes grâces. Pour une personne qui cherche à étudier dans une université qui va combattre les progressistes, combattre les gauchistes, les féministes, la Liberty University reste un des meilleurs endroits, et je ne pense pas que ça va changer. »

Cet universitaire rappelle aussi que « 81 % des évangéliques américains blancs ont voté pour Trump aux dernières élections. Pour eux, la pire chose qui pourrait se produire, c’est qu’un démocrate soit élu à la présidence des États-Unis, dit-il. Ils sont fermement dans le camp de Trump, et ils vont y rester, coûte que coûte. »

 


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