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Prières à Hong-Kong


 

2 septembre 2019

Tous les samedis, les yeux sont tournés vers Hong Kong où les manifestations se succèdent depuis juin. Samedi dernier, le rassemblement interdit par la police devait marquer le 5e anniversaire du refus de la Chine de réformes politiques à Hong Kong, à l’origine du Mouvement des parapluies. Ce mouvement de protestation qui a duré 79 jours refusait l’élection de candidats présélectionnés par Pékin à Hong Kong. « Vous pouvez voir que la police accélère son plan d’action, et vous pouvez voir que [la chef de l’exécutif hongkongais] Carrie Lam n’a, en fait, aucune intention de permettre à Hongkong de retrouver la paix mais cherche, au contraire, à attiser la colère des citoyens avec des mesures dures », a déclaré aux journalistes Jimmy Sham, leader du Front civil des droits de l’homme qui organisait la manifestation.

Né de l’opposition à un projet de loi – désormais suspendu mais pas abandonné – visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, le mouvement s’est mué en une campagne plus large en faveur d’un système plus démocratique.

Mais ce samedi 31 août, alors que tout rassemblement politique était interdit, le centre-ville a été le lieu d’affrontements entre forces de l’ordre et militants. Un millier de personnes ont contourné l’interdiction, se réunissant sur un terrain de sport pour « prier ». Surprenant !

Mais en juin déjà, au tout début des manifestations contre le gouvernement de Carrie Lam, on avait constaté une alliance entre les autorités religieuses protestantes et catholiques puis avec la Conférence des six responsables religieux de Hong Kong, catholique, protestant, bouddhiste, taoïste, musulman et confucianiste appelant à l’apaisement, puis l’Eglise anglicane de Hong Kong publiait aussi une lettre appelant à la démission de Carrie lam et à retirer le projet de loi controversé.

Enfin, après la manifestation de 2 millions de personnes le 16 juin, l’évêque auxilliaire de Hong Kong avait participé à un temps de prière avec des centaines de chrétiens devant le Conseil législatif de Hong Kong tandis qu’un groupe de pasteurs appelait le gouvernement « à se réconcilier avec les citoyens ».

Le 8 août, Le Monde a aussi publié un article racontant la place des Eglises chrétiennes de Hong Kong et leur engagement important dans la rébellion : « Plusieurs figures du mouvement revendiquent leur foi catholique, tandis que le diocèse [catholique] apporte son soutien aux manifestants » relevait le quotidien. « Parmi les surprises du mouvement de protestation à Hongkong, l’irruption du chant de messe Chante Alléluia au Seigneur dès les premières « barricades » a d’abord fait sourire. Il révèle néanmoins comment les Eglises chrétiennes, et notamment la catholique, se sont retrouvées impliquées dans la crise politique déclenchée par l’opposition farouche de la population à un projet de loi d’extradition vers la Chine. La plupart des gens qui le chantent ne font pas vraiment attention aux paroles. Ils aiment bien la mélodie », minimise le jeune pasteur Wong [alors qu’il passe dans la foule effervescente de jeunes rassemblés devant le Parlement, le 1er juillet au soir, quelques heures avant que des manifestants en forcent l’entrée. « »Il y a beaucoup de tensions. Je les encourage à garder espoir. Chanter apaise », dit-il.

Contrairement à la Chine populaire, où la pratique religieuse est étroitement contrôlée par le Parti communiste, elle est à Hongkong un « droit fondamental » garanti par la Constitution du territoire. Alors que les religions traditionnelles comme le bouddhisme ou un mélange de bouddhisme, de taoïsme et de confucianisme auxquels s’ajoutent des pratiques et croyances locales est pratiqué par la majorité des habitants de Hong Kong, un peu plus de 5 % de la population sont catholiques (360 000 personnes sur 7,4 millions d’habitants), et quelque 480 000 protestantes – pour plus quatre fois plus de bouddhistes et de taoïstes (2 millions).

Po Lin

Le site Internations dit que les jours fériés sont un exemple de l’ouverture religieuse de Hong Kong : Noël, pour la naissance du Christ est une fête officielle comme le jour de la naissance de Bouddha dont la plus grande statue du monde trône au monastère de Po Lin sur l’une des îles de Hong Kong, ou l’année nouvelle chinoise, aussi jour férié.

La diversité des religions est aussi visible à Hong Kong avec quelque 600 temples bouddhistes et taoïstes, 800 églises chrétiennes protestantes et catholiques, 5 mosquées, 3 synagogues, un temple hindou et un temple sikh.

Tout au long de la contestation, des stands de veillées de prière et des chapelles de campagne sont apparus à proximité des points chauds. L’évêque auxiliaire de Hongkong, Joseph Ha a lui même activement participé aux veillées de prières œcuméniques face au Parlement de Hong Kong. Nombre de tee-shirts portent la marque « Jesus », en grosses lettres.

Quelques heures avant la manifestation du 28 juillet à Yuen Long contre l’attaque des triades une semaine plus tôt dans la station de métro du quartier, le député prodémocratie Ray Cha tweetait : « Les amis, soyez malins. Echappez-vous avant que les flics ne perdent la tête. Moi je serai sur place pour prêcher l’Evangile. »

 

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Samedi 31 août, 31 personnes ont été hospitalisées après de nombreuses violences lors d'une manifestation à Hong Kong. La ville a été le théâtre de certains des affrontements les plus violents depuis le début du mouvement protestataire né il y a trois mois, raconte Paris Match : « Cocktails Molotov, barricades en feu, gaz lacrymogènes et canons à eau, manifestants et forces de l'ordre se sont opposés alors que les autorités hongkongaises avaient interdit le rassemblement. Certains manifestants ont même incendié une barricade dans le quartier central de Wanchai, à quelques dizaines de mètres du QG de la police, où un graffiti annonçait : "Donnez-moi la liberté ou donnez-moi la mort" ».

Des vidéos montrent comment des policiers ont poursuivi certains protestataires dans le métro, les aspergeant de gaz poivré et d’eau colorée en bleu destinée à identifier les manifestants et à les arrêter une fois la manifestation dispersée. Et dimanche c’est à l’aéroport que les affrontements avaient lieu.

 


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