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Gretta Vosper, pasteure athée

 


15 juillet 2019

C’était en octobre 2016. Le Washington post posait la question : « Est-ce qu’une pasteure athée peut encore présider une paroisse ? »
 Surprenante et bonne question ! Le quotidien américain y consacrait un long article où il racontait qu’au Canada, la révérende Gretta Vosper, de l’Eglise unie du Canada, une Eglise réformée, venait de se voir prier de quitter sa paroisse dans les environs de Toronto, pour son athéisme déclaré.

« Nous ne parlons pas de Dieu dans les cultes de la paroisse, a-t-elle déclaré dans une interview. Il est temps pour l’Eglise d’abandonner l’idolâtrie d’un Dieu théiste [tout puissant, intervenant souverainement]. »

Cette pasteure a décidé de rejeter Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit et de transformer sa paroisse en un havre pour non-croyants « recherchant une communauté qui les aidera à mener une vie ayant un sens, sans Dieu. »

La United Church of Canada, son Eglise, est la dénomination protestante la plus importante au Canada, avec 2 millions d’adhérents au recensement de 2011. Et cette Eglise a beau être libérale en théologie, avoir accepté l’ordination des femmes, pratiquer des mariages homosexuels, cette fois-ci c’est « too much. » Le processus de renvoi de l’Eglise de Gretta Vosper a commencé. 

« A notre avis, a jugé une commission spéciale de l’Eglise, la révérende Vosper ne peut continuer son ministère ordonné car elle ne croit ni en Dieu, ni en Jésus-Christ, ni au Saint-Esprit, elle ne reconnaît pas la primauté de la Bible, refuse de présider les sacrements et n’est plus en accord avec la déclaration doctrinale de l’Eglise Unie du Canada. »

La révérende a vécu un long parcours de remise en question de l’existence de Dieu, il y a 15 ans, dit-elle, et elle est devenue athée en 2013. Elle a d’abord rejeté l’idée d’un Dieu surnaturel et d’un Dieu « père » et finalement elle a rejeté Dieu complètement et prêche la justice, la compassion et l’amour...

Mais, comme l’éditorialiste du Toronto Star l’écrit à propos de la révérende athée : « Nier l’existence de Dieu signifie logiquement que vous vous êtes trompé de business [...] Comme si les Alcooliques Anonymes organisaient une tournée de bars. »

Et un professeur de théologie spécialiste de cette Eglise dit que le renvoi de la révérende met en question l’image publique de cette Eglise qui a prêché l’inclusivité et se voit testée aujourd’hui. « Bien sûr on peut exprimer ses doutes dans l’Eglise mais c’est une chose de dire que l’on doute et une autre de se déclarer athée. »

Aujourd'hui, trois ans plus tard, la révérende est toujours pasteur de l’Eglise unie du Canada. Dans un texte paru sur le réseau internet PROGRESSIVECHRISTIANITY.ORG, un réseau théologique protestant libéral américain, elle revient sur ce mot « athée » et l’explicite : 

« Pour diverses raisons – peur, colère, prétention – le terme d’ « athée » est souvent utilisé de manière péjorative. Je me suis publiquement déclarée athée longtemps après avoir écrit dans mes livres que je ne croyais pas en un dieu surnaturel, en un être capable d’intervenir dans les affaires humaines, mis c’est cette déclaration qui a provoqué une réaction violente dans l’opinion publique.
Même des collègues, pourtant habitués à la réflexion théologique, ont donné à mes paroles un sens tout à fait négatif, disant notamment que j’étais hostile à la religion.
Ils passent à côté de mes idées les plus importantes et de ce que nous réalisons dans la paroisse de West Hill : nous nous attachons au cœur du message du christianisme libéral qui est : aimez-vous les uns les autres. Et nous nous efforçons de le faire sans langage religieux, en pensant à ceux qui veulent bien vivre d’amour mais sans parler de naissance miraculeuse, de la Bible Parole de Dieu, de Jésus sauveur du monde etc. En refusant tout langage religieux nous accueillons d’une part les croyants qui peuvent s’en passer et aussi tous les autres, y compris les croyants d’autres religions. 
Il ne faudrait pas que les réactions émotionnelles au mot « athée » détournent quiconque de notre recherche.
Mon choix de me dire athée est un acte de solidarité à l’égard de tous les hommes du monde qui encourent la mort pour la liberté d’expression. Certains sont assassinés au Bangladesh par des fanatiques religieux et sont, dans d’autres pays, emprisonnés pour leur position athée ou simplement humaniste.
Dans ma propre Église, la bigoterie qui s’est manifestée lorsque j’ai employé le mot d’athéisme, me renforce dans ma solidarité envers ceux qui se disent athées. Je n’arrêterai pas de lutter contre ces attitudes émotionnelles et en faveur d’une position plus respectueuse et rationnelle. »

Le texte complet est publié sur ce site



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