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Le nonce apostolique

et Franco

 


8 juillet 2019

A deux jours de prendre sa retraite, le nonce apostolique d’Espagne (ambassadeur du Vatican) Renzo Fratini a créé un début d’incident diplomatique ente l’Espagne et le Vatican, provoquant une plainte formelle de l’ambassadrice d’Espagne auprès du Vatican.

En cause, l’exhumation de Franco. Le nonce a déclaré que le gouvernement socialiste devrait laisser en paix le général Franco au lieu de vouloir l’exhumer du mausolée de Valle de los Caidos, à 50 km de Madrid et ainsi diviser l’Espagne à nouveau.
« Franco, a dit le nonce, certains l’appellent dictateur, d’autres disent qu’il a libéré l’Espagne d’une guerre civile et résolu un problème : ne continuons pas à nous battre sur s’il avait raison ou tort ». 

Le Monde écrit que les propos du nonce, renvoyant républicains et fascistes dos à dos « reprennent les arguments récurrents de la droite espagnole et ont provoqué une controverse en Espagne et la colère de la vice-présidente du gouvernement, Carmen Calvo [...] qui juge que le nonce “n’a pas à entrer dans les affaires internes d’un Etat”. »

Et le quotidien note que le numéro deux du gouvernement espagnol en a profité pour annoncer vouloir revoir la fiscalité de l’Eglise catholique en Espagne, très avantageuse : pas d’impôt foncier, de nombreux avantages dont le fait que tous les contribuables peuvent lui verser 0,7 % du montant de leurs impôts. Une possible réforme fiscale à monnayer avec l’Eglise catholique espagnole.

Comme l’exhumation de l’ancien dictateur Franco qui a dirigé l’Espagne de 1939 à 1975, de la basilique où il est enterré et qui appartient à l’Eglise espagnole. Mais depuis que l’exhumation a été annoncée il y a un an, le recours en justice des petits-fils de Franco qui s’y opposent et a provoqué la paralysie du projet et le prieur bénédictin du lieu, un membre du parti fasciste, a multiplié les difficultés sur les lieux des experts.

Or, dès son arrivée au pouvoir en 2018, le gouvernement de Pedro Sanchez avait annoncé cette exhumation pour le transfert des restes de Franco pou un cimetière plus discret et moins polémique. Plus discret car le gigantesque mausolée s’impose à la vue bien avant qu’on y arrive.

C’est ainsi que Le Monde le décrit :
« Ecrasante croix de près de 150 mètres de hauteur, soutenue par quatre colosses, représentations menaçantes des évangélistes Marc, Matthieu, Luc et Jean. A ses pieds, creusée à même la roche, une impressionnante crypte, basilique ténébreuse de plus de 260 mètres de long, dont le hall est gardé par deux archanges inquiétants. Au fond, un autel, au pied duquel se trouvent deux tombes.
C'est ici, dans le Valle de los Caídos [ceux qui sont tombés, Vallée des morts] que reposent les corps de Primo de Rivera fondateur de la Phalange une organisation fasciste et du dictateur espagnol Francisco Franco. C'est ici aussi que se trouvent, empilés dans des caisses, les restes de 33 833 personnes, victimes de la guerre civile. »

Enfin, rebondissement, le 4 juin dernier la Cour suprême espagnole a suspendu l’exhumation du dictateur Franco de son mausolée, le temps de régler le différent entre le gouvernement socialiste et des descendants du dictateur.



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