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Sénégal

Écoles coraniques

 


17 juin 2019


Il ne fait pas bon être confié à une école coranique au Sénégal. Le Monde Afrique a publié le 12 juin un article sur le calvaire qu’endurent ces jeunes mineurs supposés recevoir un enseignement religieux musulman et en fait obligés de mendier pour rapporter un revenu à son marabout :
« Dans les rues de Dakar, écrit le journaliste du Monde, ils sont une présence que l’habitude a rendue invisible. En haillons, la peau boursouflée par la gale, une boîte de concentré de tomates vide aux pieds pour recueillir l’aumône, ils sont les  “talibés”, ces enfants mendiants affiliés pour la plupart à une daara, une pension coranique. »

Avant d’alerter, l’ONG Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits humains, deux ONG ont enquêté dans 22 écoles coraniques et 13 centres d’accueil pendant plusieurs semaines, interviewés 88 talibés et anciens talibés, 23 maîtres coraniques et de nombreux travailleurs sociaux dans la protection de l’enfance et agents du gouvernement dans 4 régions du Sénégal.

Un rapport a été rendu public le 11 juin, sur la souffrance, les sévices que subissent de très jeunes mineurs, perpétrés par les maîtres coraniques ou leurs assistants. La liste des supplices est un constat de souffrances insoutenables, d’agressions sexuelles, séquestration (des enfants enchaînés pendant des semaines) et abus physiques qui peuvent conduire jusqu’à la mort : 39 décès recensés depuis 2013 mais beaucoup plus en réalité, relève le rapport et une augmentation des décès entre 2017 et 2018.

La réponse n’est pas surprenante : la Fédération nationale des écoles coraniques du Sénégal veut porter plainte contre Human Rights Watch qu’elle accuse de vouloir décourager les musulmans de mettre leurs enfants dans ces écoles. D’après l’ONG il y aurait plus de 100 000 talibés dans ces écoles coraniques du Sénégal où les enfants sont obligés de mendier même si ce n’est pas dans toutes les écoles coraniques.

Les crises économiques ont poussé nombre de familles pauvres des campagnes à confier leur enfants à ces écoles coraniques, une manière de s’enrichir pour certains marabouts. Le rapport parle même de « traite » internationale, avec des enfants venus de Guinée-Bissau, du Mail, de Mauritanie et d’ailleurs. Avec le risque que « ces enfants envoyés en migration soient finalement recrutés et exploités par des groupes islamistes qui opèrent en Afrique de l’Ouest et au Sahel ».

L’ONG Human Rights Watch suggère à l’Etat sénégalais de renforcer sérieusement la loi concernant ces écoles dont des milliers ne sont astreintes à aucune réglementation, il y a très peu d’inspections et d’arrestations et trop de remises de peines pour ces marabouts qui sont puissants et des sanctions pour les parents qui renvoient leurs enfants auprès de ces marabouts condamnées. Le président réélu du Sénégal a promis fin mai qu’il n’y aurait plus de mendicité des enfants.

Une bonne intention. Pour qu’il n’y ait plus non plus d’enfants qui n’en pouvant plus des coups fugue et à la police confie : « Dans la daara, on se fait battre jusqu’à ce qu’on croie mourir. »



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