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Bangladesh

Nusrat Jahan Rafi avait 19 ans


 

Claudine Castelnau


3 juin 2019

Elle s’appelait Nusrat Jahan Rafi, elle avait 19 ans, et vivait au Bangladesh, dans la ville de Feni, au sud-est de la capitale Dacca.

Le 6 avril dernier elle était arrosée de kérosène dans sa madrassa (une école islamique) et brûlée vive.

Elle avait osé porter plainte, avec sa famille, auprès de la police pour harcèlement sexuel caractérisé et répété et le directeur de son école était l’un de ceux qu’elle avait dénoncés et probablement celui qui a donné l’ordre d’assassiner Nusrat depuis sa prison, puisqu’elle refusait de retirer sa plainte.

Le policier qui l’avait reçue au commissariat a été arrêté : non seulement il n’avait pas pris au sérieux la démarche de Nusrat mais avait filmé sa déposition et l’avait mise en ligne, ce qui est interdit !

L’affaire a déclenché des manifestations de masse au Bangladesh et montre une fois encore la vulnérabilité des victimes de harcèlement sexuel lorsqu’elles veulent se défendre.

Nusrat Rafi avait dénoncé ce directeur d’école en mars et il avait été arrêté. Mais le 6 avril, alors qu’elle était venue passer son dernier examen elle avait été entraînée sur le toit de l’école et brûlée vive sur 80 % de son corps. Les assaillants, dont certaines étudiantes de la madrassa, avaient espéré que l’on conclurait à un suicide mais avant de succomber le 10 avril, Nusrat a pu témoigner de la violence dont elle avait été la victime en enregistrant son témoignage sur le téléphone de son frère dans l’ambulance.

La Première ministre du Bangladesh, la sheikh Hasina, a promis un procès exemplaire pour les coupables. Et nombre de gens au Bangladesh restent attentifs aux suites juridiques et choqués que cet assassinat ait pu être programmé dans une institution religieuse, une école coranique.

L’affaire Nusrat rappelle à beaucoup la mémoire de victimes de harcèlement sexuel, de viols et de meurtres auxquelles on n’a jamais rendu justice, bien au contraire, les gens étant souvent prompts à blâmer la conduite des victimes, dédouanant ainsi les auteurs de ces crimes et en encourageant d’autres.

D’après le Dhaka Tribune, divers étudiants de l’école coranique, deux politiciens membres de partis au gouvernement et administrateurs de l’école auraient été arrêtés. L’accusation a réclamé la peine de mort pour eux...

Selon l'article 2A de la Constitution, l'islam est la religion d'État du Bangladesh. En 2016, la Cour suprême avait été saisie d’une requête de partisans de la laïcité qui réclamaient la fin du statut de religion d’Etat pour l’islam. Mais soumise à d’intenses pressions de groupes islamistes, la Cour suprême bangladaise a rejeté lundi la requête de ces laïcs. Toutefois, « l'État doit garantir un statut égal et un droit égal dans la pratique des religions hindoue, bouddhiste, chrétienne et autres. »



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