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Manifestation d'enfants menacés de mort pour sorcellerie par des prédicateurs.
La scène se passe dans le sud du Nigeria, à Eket, en 2009
(AFP)


Afrique

Les « enfants sorciers »


 

Claudine Castelnau


3 juin 2019

Le 2 juin, sur le site de la radio publique Franceinfo, on trouve un article sur les « enfants sorciers » en Afrique. Un thème malheureusement récurrent, comme celui des enfants albinos, inquiétants phénomènes issus de l’ignorance et de la pauvreté qui débouchent sur la cruauté et l’horreur.

Franceinfo écrit : « Handicapés de naissance ou enfants turbulents, ils ont en commun [ces enfants sorciers] de devenir les parias de leur famille. En Afrique subsaharienne, ils sont rejetés et survivent dans la plus grande misère. »

Handicap, malformation, enfant né par le siège, albinos mais aussi une marque plus anodine et le nouveau-né devient un « enfant sorcier, un porte-malheur [...] tenu pour responsable d’une maladie, d’un décès, d’un divorce, d’un manque d’argent où même d‘un simple désagrément » et l’enfant rejeté par la communauté est abandonné, explique par exemple l’association S.O.S. enfants qui travaille en République démocratique du Congo à recueillir ces « enfants sorciers. »

Sur son site cette association explique : « La croyance dans la sorcellerie est répandue en Afrique, mais le mythe de l'enfant sorcier ne fait pas partie de la culture congolaise. A Kinshasa, on ne parlait pas jusqu’à présent d’enfants sorciers. Ce phénomène ne s'est développé qu'au milieu des années quatre-vingt-dix, avec l'apparition des sectes religieuses, à la faveur de l’exode rural dû aux difficultés économiques et aux ravages de la guerre. »

Les enfants accusés, abandonnés, n’ont d’autre alternative que la rue. L’abandon est souvent le seul acte de compassion à l’égard de l’enfant rejeté par la famille et la communauté : au bord d’une route il sera peut-être trouvé et recueilli par une structure dédiée à sauver ces nouveau-nés.

Et S.O.S. enfants ajoute : « Ces persécutions sont encouragées par les sectes qui prolifèrent dans la capitale congolaise. Ces nouvelles églises y trouvent en effet leur intérêt, elles offrent à prix d'or aux familles leurs services pour désenvoûter les prétendus petits sorciers. Bien souvent, ce sont les "pasteurs" [autoproclamés] de ces sectes qui, par cupidité, désignent l'enfant comme porteur de pouvoir démoniaques et en font une victime expiatoire qu'ils s'empressent d'exorciser en exigeant des parents des dons souvent importants. Une écoute attentive de la famille assortie d'une médiation patiente et soutenue suffisent la plupart du temps à rétablir l'enfant dans ses droits, s'il a la chance d'être repéré et pris en charge par un organisme spécialisé. »

Ces accusations de sorcellerie lancées contre des enfants en bas âge ou au seuil de l’adolescence sont interdites « mais les juges eux-mêmes y croient et rien n’est fait » constate Franceinfo.

Un rapport de 2008 de l’Unicef avançait le chiffre de 15 000 enfants « sorciers » au Nigeria. Et dans ce pays, « la croyance des enfants sorciers est entretenue par des prédicateurs d’églises évangéliques. Une façon pour eux de fidéliser les parents à leur paroisse, de faire un peu d'argent et de gagner de l'influence dans leur communauté. »

En 2010, on avait comptabilisés quelque 20 000 enfants sorciers à Kinshasa en République du Congo, mais ils sont présents aussi au Bénin et ailleurs en Afrique. Et le phénomène touche aussi les adultes : l’Unicef relève que « dans une grande majorité de pays africains les exécutions des supposés sorciers et sorcières ont atteint des proportions alarmantes. »
Ainsi en Afrique du Sud « plus de 600 personnes auraient perdu la vie au cours de lynchage entre 1996 et 2001.  Au nord du Ghana, des femmes accusées de sorcellerie ont été bannies et vivent dans des villages de sorcières. »



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