Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Nouvelles

 


 

Maroc

Le Commandeur des croyants

 


2 avril 2019

« En tant que Commandeur des croyants, le roi Mohammed VI se veut le défenseur d’un islam tolérant. Le royaume a montré des signes d’ouverture aux autres religions, même si ses « minorités restent discriminées », relevait le correspondant du Monde au Maroc, à l’occasion de la visite du pape.

Le quotidien a ainsi publié le 29 mars, un article sur « la vie cachée des convertis au protestantisme évangélique » du journaliste Ghalia Kadiri, d’origine marocaine, pour illustrer ces conversions de musulmans marocains :
La première moitié de sa vie, Zouhair Doukali a été un fervent musulman. De ceux qui connaissent le coran par cœur, animés d’une foi inébranlable. Son père, un imam respecté de Sidi Bennour, une petite ville de la région agricole des Doukkala, au sud-ouest de Casablanca, lui a tout appris. La prière, les ablutions, l’histoire de l’islam et des autres religions. La capacité, surtout, à ne jamais remettre en question ses croyances. Son frère aîné a été le premier de la fratrie de sept à quitter Mahomet pour Jésus-Christ. 
« Il est allé poursuivre ses études à Casablanca, où il vivait chez un oncle. Un jour, l’oncle a appelé mes parents pour leur dire de venir en urgence », relate cet informaticien de 38 ans. Une bible est retrouvée dans la maison.
Le frère de Zouhair, âgé alors de 16 ans, avoue s’être converti au protestantisme évangélique. 
« Mon père l’a renié, mon oncle l’a chassé de chez lui et il s’est retrouvé à la rue, se souvient Zouhair. Il était devenu impur, il avait trahi sa famille, son peuple, sa culture. On ne peut pas faire pire. » 

Zouhair sourit. Quelques années plus tard, lui aussi est devenu protestant. Au Maroc, où l’islam est religion d’Etat et le roi « commandeur des croyants », les chrétiens étrangers sont libres d’exercer leur culte et sont protégés par les autorités.

Mais les Marocains qui choisissent une autre confession sont contraints de vivre cachés. Car si la loi ne condamne pas explicitement le renoncement à l’islam, les convertis risquent jusqu’à trois ans de prison pour prosélytisme. Son cheminement spirituel a commencé à l’adolescence. 

« Lorsque mon frère a été rejeté à cause de sa conversion, j’ai commencé à me dire : comment mon père, un homme de religion, peut-il abandonner son propre fils ? C’est ça le message que renvoie l’islam ? » 

Zouhair s’intéresse alors au christianisme et se met à écouter une émission évangélique diffusée en langue arabe sur une radio.
« Ils ont commencé à m’envoyer des livres et j’ai échangé des correspondances avec des chrétiens à l’étranger. J’ai trouvé l’amour et la paix dans l’Evangile. »

« Ce sont souvent des gens pieux qui ne se retrouvaient plus dans l’islam officiel et que la propagande évangélique a réussi à séduire, poursuit l’universitaire. Les discours islamiques radicaux qui se sont multipliés ces dernières années ont créé une grande confusion chez certains musulmans. Et la facilité d’accès aux informations aujourd’hui leur a permis d’avoir d’autres choix. »

Dans le royaume chérifien, qui veut promouvoir une image d’ouverture et de multiculturalisme, la question est rarement abordée publiquement Pour les autorités, la gestion des Marocains protestants est depuis longtemps un difficile exercice d’équilibriste. La nouvelle Constitution, adoptée après les manifestations de février 2011, avait suscité des débats sur les libertés religieuses, mais la pression des islamistes a freiné les possibilités d’évolution. Et l’interdiction d’accès aux églises officielles fait toujours planer le risque de voir des Marocains se tourner vers des missionnaires fondamentalistes discrètement implantés dans le royaume.

 


Retour

Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

laisie  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.