Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Nouvelle Zélande

Agression contre les mosquées

 

 

Claudine Castelnau

 

 

19 mars 2019

Une attaque terroriste contre deux mosquées dans la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande a eu lieu vendredi dernier, faisant 49 morts et autant de blessés. « Il est clair que l’on peut parler d’une attaque terroriste », a déclaré la Première ministre néo-zélandaise parlant de l’une des journées « les plus sombres » de l’histoire du pays.

L’attaque était méthodique, le moment choisi celui de la prière du vendredi qui rassemblait les fidèles musulmans et le but atteint : 41 personnes ont été tuées dans la seule mosquée du centre ville, sur les 50 morts de plusieurs nationalités et de nombreux réfugiés et migrants parmi les morts et les blessés dont certains très graves. Mais surtout, au delà de l’horreur que suscite pareils gestes, le « manifeste » rédigé par le suspect, un Australien de 28 ans, qu’on qualifie de « terroriste d’extrême-droite » attire l’attention.

Dans un manifeste de 74 pages, envoyé par internet à la Première ministre peu de temps avant la fusillade et présenté sous forme de questions-réponses, il explique ses motivations terroristes inspirées directement d’Anders Breivik, ce Norvégien ultranationaliste, auteur d’un massacre en 2011 qui avait fait 77 morts.

Identifié par la police australienne qui le décrit comme « un terroriste extrémiste de droite, violent », l’homme des massacres de Christchurch révèle d’ailleurs dans son manifeste, publié sur Twitter « J'ai eu seulement un bref contact avec le Chevalier Justicier Breivik, et reçu une bénédiction pour ma mission après avoir contacté ses frères chevaliers. »

Le Monde écrit à propos du document du terroriste : [Il est] « intitulé "Le Grand Remplacement", ce qui est également le nom d’une théorie très populaire dans les milieux d’extrême droite, selon laquelle les  peuples européens  dits "de souche" seraient "remplacés" par des populations non européennes immigrées. »

Une théorie que le terroriste ressasse dans son texte : « La crise de l’immigration de masse et la fécondité des remplaçants est une attaque contre le peuple européen qui, si elle n’est pas combattue, aboutira au final au remplacement racial et culturel complet du peuple européen », écrit-il, s’appuyant en grande partie sur la France où il a constaté le « Grand Remplacement » à l’œuvre : « Dans chaque ville française, dans chaque village français, les envahisseurs étaient là. »

On relève aussi le choix réfléchi et pervers du lieu de l’attentat. « [Le terroriste] veut montrer qu’il n’existe aucun endroit sur terre qui échappe au “Grand Remplacement”, donc il choisit le symbole même du bout du monde pour montrer à quel point le processus de submersion migratoire qu’il décrit est avancé [...] Nulle partie du monde n’est en sécurité, les envahisseurs se trouvant dans tous nos pays, même dans les régions les plus reculées du monde », explique ce spécialiste cité par Le Monde.

Et l’ancien patron de la DGSE évoquait en 2016 l’ultra droite qui n’attend que la confrontation. Ce que le terroriste australien dit avec ses mots : sa tuerie a pour but « d’inciter à la violence, aux représailles et au clivage entre le peuple européen et les envahisseurs qui occupent actuellement le sol européen », et de « montrer l’effet de l’action directe, éclairant la voie à suivre pour ceux qui souhaitent suivre » : défendre un « peuple » européen, blanc et chrétien.

La tuerie de Christchurch a renvoyé la Norvège à l'épisode le plus tragique de son histoire d'après-guerre. « Cela évoque des liens douloureux », a réagi, à chaud, la Première ministre Erna Solberg. « C'est trop peu et trop tard, mais va-t-on commencer à parler sérieusement du terrorisme d'extrême droite maintenant ? », s'est interrogé un rescapé norvégien de la fusillade d'Utøya, sur Twitter.

 

 

« La meilleure chose, c'est le pardon, la générosité, l'amour et l'affection,
avoir une atitude positive » a dit Farid Ahmad


Enfin au milieu de cette haine et de cette mort omniprésentes
vendredi, une bouffée d’humanité qui efface un peu la noirceur du monde Celle que nous offre Farid Ahmad. Pour faire mentir la désespérance en l’humain. Farid, un homme dont la femme a été tuée dans l’attaque de la mosquée Al-Noor de Christchurch alors qu’elle aidait les fidèles à s’enfuir, nous raconte 20 minutes.

Farid dit « La meilleure chose, c’est le pardon, la générosité, l’amour et l’affection, avoir une attitude positive. » Il voudrait dire au terroriste : « Je l’aime en tant que personne. Je lui dirais qu’il a en lui un grand potentiel pour être une personne généreuse, bonne, capable de sauver des gens plutôt que de les détruire. Je lui souhaite de rechercher cette attitude positive, j’espère et je prie pour lui (...) Je n’ai aucune rancune. »

Husna, sa femme, a aidé des fidèles à s’échapper de la mosquée lorsque les tirs ont commencé, lui ont raconté des témoins : « Elle a emmené beaucoup d’enfants et de femmes vers un jardin à l’abri », raconte-t-il. Et c’est lorsqu’elle est revenue pour s’occuper de lui, qui est en fauteuil roulant, qu’elle a été tuée. « Elle était occupée à sauver des vies sans se préoccuper d’elle-même. » Farid Ahmad a appris sa mort en voyant sa photo sur les réseaux sociaux.

 

Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

avantage  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.