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Incinération ?

 

 

Claudine Castelnau

 

 

19 mars 2019

On manque de place dans les cimetières grecs, alors le gouvernement s’est décidé à intervenir malgré l’opposition de la toute puissante Eglise orthodoxe. La semaine dernière il a approuvé un décret qui permet la construction du premier funérarium du pays à Athènes. Une décision attendue depuis longtemps qui permettra à la Grèce de s’aligner sur les règles européennes concernant la gestion des personnes décédées et qui résoudra en partie le manque de place dans les cimetières.

La toute puissante Eglise orthodoxe grecque avait interdit la crémation pour une raison supposée théologique : la crémation empêcherait la « résurrection de la chair » annoncée à la fin des temps, car il n’y aurait plus de corps à ressusciter.
Est-ce aussi aujourd’hui la manifestation d’une incroyance que l’Eglise a du mal à accepter ?

Depuis 2006, l’Eglise orthodoxe l’a finalement autorisée, mais aucune ville ne s’était lancée dans la construction d’un funérarium. Pourtant, l’expansion de la population urbaine depuis la seconde moitié du 20e siècle a provoqué sur un manque criant de place dans les cimetières des principales villes grecque où l’on a dû procéder au transfert des corps dans un ossuaire au bout de trois ans pour libérer de la place.
Jusqu’à aujourd’hui, il fallait à l’étranger, en Bulgarie par exemple, pour une crémation et l’on compte entre 3000 et 4000 les familles qui choisissaient cette crémation, onéreuse, à l’étranger.

Deux autres funérariums devraient être construits à Salonique et Patras mais pour l’instant l’opposition de l’Eglise orthodoxe bloque les projets. D’ailleurs, comme le soulignait Libération lorsqu’en 2006, l’Eglise grecque orthodoxe a cédé sur la question de la crémation, il était explicite que celle-ci « était autorisée pour les Grecs ou étrangers dont les convictions religieuses le permettent. »

Donc, en principe, pas les orthodoxes grecs. Et le rapporteur au Parlement grec, avait rappelé que : « La crémation concernera également les orthodoxes qui ont consciemment choisi de s'écarter de l'inhumation traditionnelle et des rangs de l'Eglise », une référence à l’Eglise orthodoxe qui considérait cette pratique impie mais dont la seule marge de manœuvre pour les orthodoxes qui choisiraient la crémation serait de les priver de messe lors de cette crémation.

Ailleurs, l’Eglise catholique n’interdit plus la crémation depuis le 8 mai 1963 et en France par exemple, la crémation considérée longtemps comme l’expression de l’incroyance, représente aujourd’hui un tiers des obsèques, dont la moitié dans les grandes villes. Une véritable révolution anthropologique de la mort qui interroge : il avait toujours été important de savoir où étaient les morts. Que signifie alors choisir de ne plus savoir ?


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