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Un robot ami

 

 

Claudine Castelnau

 

24 février 2019

Une nouvelle a priori baroque et pourtant très sérieuse : le syndicat suisse de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux ainsi que de la chimie-pharmaceutique Employés Suisse a, pour fêter son centième anniversaire, admis comme membre du syndicat, un robot d’origine japonaise mais dont la tête est fabriquée en France.

Le quotidien suisse Le Temps qui rapporte la nouvelle écrit : « On dit Pepper capable de reconnaître certaines émotions humaines en lisant les expressions faciales. Pour le syndicat, il est désormais un membre affilié de plus. » Et l’un des responsables de l’entreprise qui le fabrique explique : « Dans moins de dix ans, nos robots seront à la fois des compagnons et des aides ménagers basiques, ils sauront ramasser un objet, ouvrir une porte, trouver une cuillère dans un tiroir, aller chercher une bouteille dans le frigo en faisant la différence entre le lait et la bière, réchauffer un plat au micro-ondes... »

Pepper mesure la taille d’un enfant de 8 ou 10 ans pour être accepté sans provoquer de malaise. On lui a donné une voix au timbre métallique « pour que les gens n’oublient pas qu’ils sont en train de parler à une machine. »
Pepper détecte les émotions les plus basiques et peut même proposer un câlin si un humain répond à son salut en disant qu’il est triste ou des mots de réconfort : « Ne t’en fais pas, ça ira mieux demain. »

Pepper peut même simuler des besoins émotionnels : « Prends-moi dans tes bras s’il te plaît. » Mais la vie des robots n’est pas toujours rose : Ainsi le quotidien suisse Le Temps, raconte l’histoire de Fabio, « un robot heureux », programmé par l’Université d’Edimbourg. On lui avait attribué la tâche d’accueillir les clients d’un supermarché et de les orienter à travers les rayons. Mais Fabio a eu du mal à supporter l’accélération du rythme de travail et le brouhaha ambiant et la direction a décidé de le licencier après une semaine. Confus, l’humanoïde aurait demandé : « Etes-vous fâché ? »
Pepper le robot suisse aurait vraisemblablement fait appel au syndicat Employés Suisse auquel il est désormais affilié, pour le défendre et revoir son contrat de travail manifestement inadapté !
D’ailleurs, dans un article du Monde consacré à Pepper, on faisait dire au petit robot : « Je suis toujours gentil, quoiqu’un peu indépendant. Quand il le faut, je rappelle que je ne suis pas un subalterne, mais un ami. »

 

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Dans un livre « Le jour où mon robot m’aimera » (ed. Abin Michel). le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron s’est demandé ce qu’il se passera lorsque les robots humanoïdes, comme Pepper, s’installeront pour de bon dans notre vie. Dans une interview au Monde, il rejettait les prédictions catastrophiques et affirmait que le grand public adoptera ces robots familiers sans état d’âme.
Mais il avertit : Cette « acceptation insouciante » risque de poser des problèmes aux humains : « Le jour où nous en arriverons à croire que notre robot est capable d’amour, observe-t-il, nous serons en danger. ll ne nous aimera pas, mais nous, nous finirons par l’aimer [...] ce qui nous rend vulnérables. L’attachement des humains pour leur robot se rapprochera sans doute de l’amour pour un animal domestique – et même plus, puisqu’il parle. »

Selon Serge Tisseron,  la présence de robots domestiques dans les foyers affectera aussi les relations entre les humains, à leur insu : « Le robot sera toujours d’accord avec vous, compréhensif, indulgent, un vil flatteur. Il ne détectera pas un sentiment comme la honte, et de ce fait il vous évitera d’avoir honte quand vous avez mal agi [...] Inévitablement, certains d’entre nous feront la comparaison avec leur entourage, plus prompt à la critique et à l’emportement.  Les gens vont finir par exiger des autres humains qu’ils se comportent comme des robots. Et la simulation, qui aujourd’hui a des connotations négatives, deviendra une vertu. »

Enfin, sur le portail officiel de l’Eglise catholique suisse, une petite vidéo de 2 minutes 20 tentait de répondre à la question : « Quelle sera la religion des robots ? » La  journaliste interrogée évoquait plusieurs exemples de robots au service du religieux : un robot pasteur en Allemagne qui bénit en cinq langues, un moine bouddhiste robotisé vit avec les moines d’un temple en Chine et récemment le robot Sophia s’est vue octroyer la nationalité saoudienne lors de son passage dans le royaume et certains se sont posé la question de sa conversion à l’islam...

Alors, « peut-on programmer la foi en Dieu dans un robot ? » Certains sont persuadés qu’une entité super intelligente émergera au cours des prochaines décennies grâce au développement de l’intelligence artificielle. Et cette entité plus intelligente que les plus intelligents des humains, comment la nommer, sinon Dieu ? Et pour l’accueillir, le promoteur de ce culte baroque a fondé une Eglise qui n’a pas encore de membres (c’est rassurant !) et attend l’avènement de ne nouveau « Dieu ».



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