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Brésil protestant

 

 

Claudine Castelnau

 

28 janvier 2019

Le Brésil a fait la une des médias avec l’arrivée au pouvoir comme président d’un politique d’extrême-droite inquiétant. Plus inquiétant encore le soutien qu’il a reçu de certains chrétiens évangéliques qui ont carrément appelé à voter pour lui, y compris avec des tracts distribués dans ces églises et sont dans son entourage proche.

Brésil encore avec le site Regards protestants qui a publié la semaine passée un article sur un monument célébrant l’arrivée de la Réforme protestante au Brésil. Rien à voir avec les évangéliques d’aujourd’hui : les arrivants étaient des disciples de Calvin et certains d’entre eux furent même envoyés par ces « Messieurs de Genève » pour implanter le calvinisme, sans succès d’ailleurs, à partir de la baie de Rio...

« Un spectaculaire ensemble de bronze a été édifié devant la cathédrale presbytérienne de Rio de Janeiro. fondée en 1859. Ces statues commémorent la première implantation du protestantisme sur le sol brésilien au 16e siècle », raconte l’historien Sébastien Fath.

Et la première Cène tenue au Brésil le 10 avril 1557. « Deux ans plus tôt, écrit-il, la première division navale, conduite par le vice-amiral Nicolas Durand de Villegagnon [mandaté par l’amiral de Coligny] était partie en 1555 du port du Havre pour coloniser le Brésil au nom de la France. L’entreprise, nourrie par des renforts embarqués de Honfleur, comprenait bien des protestants, dont deux pasteurs réformés calvinistes, Pierre Richer et Guillaume Chartier.
Ce sont eux qui célébrèrent, le 10 avril 1557, cette première Cène protestante brésilienne, à la manière de Genève (c’est-à-dire selon la théologie calviniste). L’expérience de colonisation tourna court, et cette première présence protestante en baie de Rio s’est éteinte.
Mais la mémoire en a conservé la trace [...] D’autant que les Églises issues de la Réforme, longtemps discrètes, rassemblent aujourd’hui plus du quart des chrétiens du Brésil. Elles restent en forte expansion, surtout dans leur composante évangélique et pentecôtiste. »

Ce monument, dont le plasticien est lui-même presbytérien, s’élève près du parvis de la cathédrale et se compose de plusieurs éléments que décrit Sébastien Fath :
« Une table de communion en bronze sur laquelle est posée la Bible, une coupe pour la communion et une cruche [pour le vin]. Deux pasteurs barbus grandeur nature, souriants et expressifs, en toge de ministre réformé, se tiennent debout devant la table, face aux fidèles.
L’un tient le pain de communion rompu, prêt à être consommé. L’autre ouvre les bras dans une attitude d’accueil et d’ouverture.
Devant la table figure une inscription en lettres blanches, sur fond noir : “Em memoria de mim” (“En mémoire de moi”, parole attribuée à Jésus lors de la première Cène).
Face aux pasteurs, dans une attitude d’écoute, Bible ouverte, six fidèles de différents âges, hommes et femmes, sont assis sur des bancs, symbolisant une congrégation protestante aux allures sans doute fort éloignée de l’expérience de la première Cène française de 1557.
L’objectif est autre : faire mémoire, et fixer dans le bronze l’identité protestante réformée qu’on veut promouvoir. »

Le monument a été inauguré en 2003 et se veut le témoin du lien précoce entre Réforme protestante française et terre brésilienne. « L’expérience de colonisation tourna court, et cette présence protestante en baie de Rio s’est éteinte. Mais la mémoire en a conservé la marque. D’autant que les Églises issues de la Réforme, longtemps discrètes, rassemblent aujourd’hui plus du quart des chrétiens du Brésil. Elles restent en forte expansion, surtout dans leur composante évangélique et pentecôtiste. »

L’Eglise presbytérienne du Brésil a été fondée à Rio en 1859 et la cathédrale en 1874, puis reconstruite en 1940. Cette Eglise compte un bon million de membres, plus de 5000 paroisses, et elle est présente dans tout le Brésil. C’est aussi une Eglise conservatrice sur le plan théologique et éthique et seuls les hommes sont admis au pastorat ou comme diacres.

L’épopée des huguenots français au Brésil a été racontée par l’historien Frank Lestringant dans « Le Huguenot et le Sauvage » paru aux éditions Klncksieck en 1990 et bien sûr « Rouge Brésil » de Jean-Christophe Rufin, prix Goncourt en 2003, publié chez Gallimard.



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