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La spiritualité  de Tintin

 

 

Claudine Castelnau

 

14 janvier 2019

Pour les 90 ans de Tintin, le 10 janvier, Frédérick Casadesus, journalistes de l’hebdomadaire protestant Réforme, s’est penché sur la « spiritualité » du personnage, que le général de Gaulle considérait « comme son seul rival. »

Plus de 230 000 albums vendus, des traductions dans nombre de langues, des milliers de pages d’exégèse, les aventures du jeune reporter « constituent le premier monument mondial de la bande dessinée. » Et Réforme, plutôt que de se lancer dans une énième exégèse s’est proposé d’en repérer « l’inspiration religieuse ».

De sa formation de scout catholique par un prêtre admirateur de Mussolini et antisémite notoire, Hergé ne s’est jamais justifié de ce compagnonnage en prétextant sa jeunesse. « En dépit des amitiés qu’il a nouées avant et pendant la guerre avec des personnalités favorables à la collaboration, le créateur de Tintin n’a jamais versé dans l’extrémisme [...]

Le pasteur Jean-Pierre Molina, président du jury du Prix œcuménique de la bande dessinée, rappelle que Tintin fait preuve d’une vive solidarité vis-à-vis des peuples opprimés – les Amérindiens, les Chinois attaqués par les Japonais par exemple : « C’est un boy scout qui a intériorisé le scoutisme et ne se contente pas de faire sa B.A. Tintin se range parmi les militants de la cause humanitaire. La foi chrétienne, dans ses variantes sociales, porte à la défense des causes perdues ; on doit reconnaître que Tintin se range toujours de ce côté-ci. »

Et pourtant aucun signe religieux, excepté une croix sur la maison d’un missionnaire dans Tintin au Congo. Alors, « Comment expliquer qu’un catholique aussi convaincu ait si peu fait référence à sa religion de son œuvre ? « C’est volontaire, estime Pierre Assouline [écrivain et auteur d’une biographie d’Hergé]. Passés les deux premiers albums, remarque-t-il, dans lesquels le héros était un Belge, blanc, catholique, évangélisant les petits Noirs, Hergé a voulu rendre son personnage universel. Pour cela, il a gommé son caractère belge et surtout veillé à le déchristianiser. »

Et pourtant le philosophe Michel Serres, auteur de « Hergé » aux éditions Le Pommier affirme que « Georges Remi, le vrai nom d’Hergé, était animé d’un mysticisme qui allait beaucoup plus loin que le cléricalisme [...]. Hergé faisait preuve d’un éclectisme spirituel dont sa créature bénéficiait.  Pourtant, nul n’imagine que Tintin fût luthérien, calviniste ou pentecôtiste. Il est inscrit dans un mouvement majoritaire, analyse le pasteur Jean-Pierre Molina. S’il est toujours un chevalier sans peur et sans reproche, Tintin n’est jamais contestataire, ni victime de persécutions qui s’appliqueraient à lui au nom d’une appartenance quelconque. »

Mais pour le reste, il échappe au classifications, ne se laisse pas enfermer dans des cases. Il préfère bondir de l’une à l’autre !



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