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La Bible des femmes


 

Claudine Castelnau

 

3 décembre 2018

« A l’heure de #metoo, des théologiennes publient une “Bible des femmes ” », titre Le Monde le 27 novembre. « Lassées de voir la Bible utilisée pour légitimer la “soumission des femmes”, écrit le quotidien, une vingtaine de théologiennes protestantes et catholiques se revendiquant également féministes se sont réunies pour publier “Une bible des femmes”. »

Le Monde raconte que le projet a été lancé par deux enseignantes de la faculté de théologie protestante de Genève, fondée par le réformateur Jean Calvin en 1559, il y a plus de 4 siècles. Un cours de théologie catholique, une première dans la ville de Genève, a été créé l’année passée. « Une bible des femmes » est un projet lancé à Genève par la théologienne protestante française Elisabeth Parmentier, spécialiste de théologie féminine et qui enseigne la théologie pratique, une première en Suisse romande, à la faculté de théologie protestante de Genève.

Elisabeth Parmentier est aussi vice-doyenne de cette faculté cette année. Avec Lauriane Savoy, qui enseigne aussi la théologie à Genève elles ont décidé, comme l’explique cette dernière de « montrer que les valeurs féministes et la lecture de la Bible ne sont pas incompatibles », après avoir constaté « qu’il y avait énormément de méconnaissance des textes bibliques, beaucoup de gens qui ne les connaissent plus, ou bien qui pensent qu’ils sont complètement périmés et [...] plus du tout en adéquation avec les valeurs actuelles d’égalité [entre hommes et femmes].

Une théologienne catholique canadienne et d’autres ont rejoint le projet. « On a voulu travailler de manière œcuménique, on est des catholiques, des protestantes de différentes familles du protestantisme et venant de différents pays francophones, avec vraiment l’idée de représenter la diversité des femmes », explique Elisabeth Parmentier.

Et le projet de ces théologiennes a abouti à « Une Bible des femmes », publiée il y a quelques semaines par la maison d’édition protestante suisse Labor et Fides. Qui se réjouit de son succès. « Nos chapitres scrutent des errances de la tradition chrétienne, des occultations, des traductions tendancieuses, des interprétations partiales, des relents du patriarcat qui ont pu mener à nombre de restrictions, voire d’interdits pour les femmes », expliquent les auteures en introduction de l’ouvrage. 

Et la théologienne Elisabeth Parmentier, citée par

Une fonction que l’on a tenté de gommer en refusant aux femmes un ministère égal à celui des hommes dans les Eglises catholique où c’est encore le cas et protestantes il n’y a pas si longtemps...

La théologienne Lauriane Savoy à l’origine du projet avec Elisabeth Parmentier donne dans l’interview au Monde un autre exemple de lecture féministe avec le personnage de Marie-Madeleine ou Marie de Magdala : « C’est le personnage féminin qui revient le plus dans les Evangiles. Elle reste avec Jésus, y compris lorsqu’il va mourir sur la croix alors que tous les disciples hommes ont eu peur, c’est elle qui va au tombeau en premier et découvre la résurrection [...] c’est un personnage fondamental alors qu’on l’a pourtant décrite comme une prostituée qui était aux pieds de Jésus, peut-être même l’amante de Jésus dans des fictions récentes. »

Enfin les théologiennes ont pris soin de replacer les textes dans leur contexte et leur portée en refusant une lecture littéraliste qui prend des textes au premier degré et prétend qu’il sont valables tels quels aujourd’hui encore. A l’heure où le mouvement #metoo a redonné vigueur au combat féministe, « chaque chapitre prend appui sur des questions existentielles des femmes, des questions qui se posent aujourd’hui, souligne encore Elisabeth Parmentier. [...] Par rapport aux femmes qui disent que l’on doit jeter la Bible si l’on est féministe, nous, notre pari, c’est justement qu’il ne faut pas » insiste-t-elle. Un pari qu’il vaudrait la peine de gagner...


Une Bible des femmes, éditions Labor et Fides




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