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Églises orthodoxes

russe et ukrainienne


 

Claudine Castelnau

 

3 décembre 2018


Le 25 novembre dernier, la Russie confirmait que des gardes-côtes russes avaient capturé trois navires militaires ukrainiens non sans dégâts matériels sérieux et capturés une vingtaine de marins dans le détroit de Kertch qui marque l’accès à la mer d’Azov située entre l’Ukraine et la Crimée.

Cette affaire illustre la guerre larvée entre Moscou et Kiev après l’annexion de la Crimée par la Russie et son soutien armé aux séparatistes du Donbass, à l’ouest de l’Ukraine. L’affaire de l’arraisonnement des bateaux ukrainiens est grave et ajoute à l’instabilité de cette région.

Mais j’ai lu qu’au delà de sa volonté d’annexion, Moscou exerçait ainsi une sorte de vengeance contre l’Ukraine qui a rompu tout lien avec Moscou, dans le cadre de l’orthodoxie aussi, en réclamant son indépendance après 332 ans de tutelle religieuse russe sur les fidèles orthodoxes ukrainiens. L’Eglise orthodoxe d’Ukraine est désormais, depuis le 15 octobre, une Eglise autocéphale dont l’indépendance a été reconnue par le patriarche Bartholomée de Constantinople, la plus grande autorité spirituelle du monde orthodoxe. Malgré les pressions de Poutine et à la grande fureur du patriarche de Moscou Kiril.

« Les Russes considèrent que l’Ukraine est une partie d’eux-mêmes. En perdant l’Ukraine, ils savent qu’ils renoncent à une partie de leur pouvoir et de leur prestige », commente un spécialiste de la Russie cité par La Croix.

Le Patriarche de Moscou qui considère que l’Ukraine est une partie d’eux-mêmes a réagit à la décision de Constantinople en décidant en retour de rompre tous les liens ecclésiastiques et eucharistiques de l’Eglise orthodoxe russe avec Constantinople. « En clair, commentait le quotidien La Croix, au lendemain de la rupture, les prêtres et les fidèles de l’Église orthodoxe russe ne peuvent plus participer à des offices en commun ou communier dans des lieux sacrés dépendant de Constantinople. »

Ainsi, à Paris par exemple, les fidèles russes dépendant de Moscou sont privés des offices religieux de la cathédrale Saint-Alexandre Nevsky, rue Daru, rattachée au patriarcat de Constantinople... Et le représentant de l’Eglise orthodoxe russe en France ne pourra plus siéger aux assemblées des évêques orthodoxes de France.

Et un spécialiste du monde orthodoxe constatait : « Le monde orthodoxe est désormais cassé en deux » et la rivalité traditionnelle entre le patriarcat de Constantinople qui bénéficie d’une primauté d’honneur et celui de Moscou auquel quelque 150 millions de fidèles sont rattachés sur les 250 millions d’orthodoxes dans le monde s’étale au grand jour après des années de luttes feutrées et de défis lancés par Kirill de Moscou à Bartholomée de Constantinople.



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