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« l’Exceptionnalisme américain »


 

Claudine Castelnau

 

26 novembre 2018

« Je crois que Dieu a présidé à la naissance de cette nation et que nous sommes choisis pour montrer la voie aux nations du monde dans leur marche sur les sentiers de la liberté », proclamait le 28e président américain Woodrow Wilson au début du 20e siècle. Il disait aussi : « L’Amérique a eu l’infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde [...] Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice. »

C’est ce qu’on a appelé la « destinée manifeste » de l’Amérique, puis au milieu du 20e siècle « l’exceptionnalisme américain ».

Le 19 novembre, le site Religion News a posé la question : « Est-ce que la religion américaine est exceptionnelle ? Peut-être et peut-être pas ». Peut-être parce que l’Amérique est plus religieuse que l’Europe, parce que les 2/3 des chrétiens américains déclarent prier tous les jours alors qu’ils ne sont que 18 % dans 15 pays européens, selon un sondage récent. Des sociologues ont voulu savoir si l’intense dévotion religieuse américaine d’autre fois qui fondait entre autres cet exceptionnalisme américain était toujours valable. « Alors que certains défendent toujours un exceptionnalisme qui serait la marque de la bénédiction de Dieu sur l’Amérique, la plupart des chercheurs disent aujourd’hui qu’elle est simplement différente. »

Dans un article publié par Sociological Science, une revue sociologique, le 15 novembre, deux chercheurs affirment que les Etats-Unis sont peut-être plus religieux que les antres pays occidentaux mais que la religiosité y décline aussi et que la sécularisation n’y est pas différente de ces pays développés, simplement elle est plus lente. Trois critères ont été retenus par ces chercheurs pour mesurer ce changement : le nombre de services religieux auxquels les Américains participent dans la semaine et l’affirmation que la Bible est littéralement la parole de Dieu. Par exemple, seulement 6,6 % des Américains vont à l’église plus d’une fois par semaine contre 8 % en 1973.

A la question : « La Bible est-elle la parole de Dieu et doit-elle être prise au sens littéral ? » 31 % [qu’on appelle des fondamentalistes] répondaient oui entre 2010 et 2016, 35 % de moins qu’entre 1984 et 1990. « Chaque génération est moins religieuse que la précédente, constatent les deux chercheurs. » Tandis que deux autres chercheurs affirment que les Américains les plus religieux le sont encore et que le déclin de la religiosité vient des tièdes.

Alors, la religion américaine est-elle exceptionnelle ? Il semble qu’elle soit en train de perdre son exceptionnalisme pour s’aligner sur la sécularisation à l’occidentale...




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