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Lettre du pasteur Olivier Brès

au Président de la République


Claudine Castelnau

 

1er octobre 2018

J’aimerais commencer cette revue de presse par une lettre ouverte au Président de la République du pasteur Olivier Brès, de l’Eglise protestante unie.
La lettre a été publiée le 23 septembre dans l’hebdomadaire protestant Réforme.

Le pasteur interpelle Emmanuel Macron  à propos de son plan pauvreté, accueilli positivement par nombre de responsables associatifs mais soulève beaucoup de questions sur son application :

« Monsieur le Président, Arrêtez avec cette métaphore du premier de cordée [...] qui est juste l’expression de stéréotypes et ne génère aucun renouvellement. [Emmanuel Macron avait dit il y a quelques mois dans une émission télévisée : "Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole"] Stéréotype, continue le pasteur, l’idée que c’est l’entrepreneur qui serait le premier de cordée, ou le riche – ce qui est encore pire et vient confirmer votre image de président des riches.
Stéréotype, l’idée que c’est le riche qui tire toute la société et que les autres ralentiraient.
Pourquoi, dans un discours sur la pauvreté, ne vous vient-il pas à l’idée que c’est le pauvre qui est le premier de cordée, celui qui doit trouver un chemin pour grimper, pour faire vivre sa famille, mais aussi celui que l’on oblige à grimper à la paroi la plus difficile ?
Ou encore, vous pourriez considérer que toute société se juge à la manière dont elle traite les pauvres. Et donc que le premier de cordée est bien le pauvre. Ou enfin vous pourriez suggérer que notre société survit à cause de ses inégalités, et du travail obscur (ou de l’acceptation du chômage) des plus pauvres. Et que ce sont les riches, avec leur désir de toujours plus, qui sont un poids pour tous. [...] »

Emmanuel Macron avait aussi parlé, dans son discours sur la pauvreté d’un « projet solidariste ». Le pasteur Brès discute cette « compréhension d’un “projet solidariste” [...] Le solidarisme, ce serait un peu aider l’autre. Voilà qui ferait se retourner dans leurs tombes les solidaristes du siècle dernier. Il s’agissait pour eux que nous reconnaissions d’abord ce que nous devons aux autres, aux apports des générations précédentes, au travail de nos contemporains, et d’organiser une économie plus coopérative où chacun puisse trouver sa place. Il ne s’agissait pas de condescendre à aider – un peu – l’autre. Arrêtez cette métaphore qui augmente les prétentions des riches et le mépris des pauvres. Cherchez donc avec vos communicants une métaphore vraiment “vive”, qui anime les uns et les autres. »

Et le 13 septembre, Libération, pose la question : « Par sa politique fiscale et par la modulation de certaines prestations, Macron laisse intactes les inégalités en général, qui forment le cadre de la grande pauvreté. Peut-on être à la fois président des riches et des pauvres ? La pauvreté, en effet, n’apparaît pas seulement à la naissance. Elle est inscrite dans la condition initiale des parents eux-mêmes, bien avant la venue de l’enfant. La promotion de l’égalité des chances, clé de lecture du plan Macron, tourne court si les inégalités de départ sont trop importantes. On veut mettre tout le monde sur la même ligne de départ. C’est un progrès. Mais certains ont un sac de pierres sur le dos. Pour l’alléger, il faut une société moins inégale. C’est-à-dire, en économie, moins libérale. »


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