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Le Brexit approche



Claudine Castelnau

 

24 septembre 2018

Le Brexit approche... Avec ou sans deal. L’hebdomadaire anglican Church Times a publié le 21 septembre, une réflexion avec pour titre : « Au moment d’une crise nationale, nous devons parler fort. » Ce « nous » c’est l’Eglise anglicane d’Angleterre.

Et le rédacteur, qui est l’évêque anglican de Leeds, écrit « La chose la plus bizarre de tout le débat sur la place du Royaume-Uni dans l’Union européenne a été (est) qu’on a demandé à l’Eglise de se taire, à moins, bien sûr que l’Eglise adopte le point de vue de celui qui s’exprimait. »
Ce n’est pas nouveau. Mais en 2015, lorsque l’évêque évoque avec le ministre des Affaires étrangères allemand (aujourd’hui Président de l’Allemagne) la possibilité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, c’est l’incrédulité.
« C’est alors, avoue l’évêque de Leeds, que j’ai commencé à comprendre le problème. Vu par les yeux des Européens du Continent et spécialement ceux des Allemands, [...] l’Union européenne représentait plus qu’une institution politique qui dévore l’argent des autres et vole leur souveraineté quand ils ne font pas attention. Au contraire, l’Union européenne semblait faire partie intégrante de la culture européenne, essentielle à l’édification après-guerre d’un continent en paix. Le nier, comme certains Britanniques l’ont fait est considéré, sur le Continent, comme une irresponsabilité enracinée dans une amnésie volontaire. Et le langage employé depuis le référendum de 2016 a démontré clairement qu’il a été impossible, au-delà des oppositions violentes de mener une quelconque réflexion critique sur les conséquences pratiques de quitter l’Union européenne. Que devait faire l’Eglise d’Angleterre dans ces circonstances ? Notre faute, à l’époque [...] a été de ne pas voir qu’avec le référendum se jouait bien plus que la place du Royaume-Uni en Europe. En cette fin de 2018, il n’est pas rare d’entendre des gens qui ont voté pour quitter l’Union européenne insister sur le fait qu’ils exprimaient de la frustration contre Westminster (où siège le gouvernement) ou encore sur la question de l’immigration, ou sur des sujets qu’ils vivent douloureusement mais qui ne sont pas nécessairement du domaine des institutions européennes. »

L’évêque anglican rappelle qu’en 2016, au moment du référendum, il avait tweeté : « Le peuple a parlé, mais nous ne savons pas ce qu’il a dit. »

Un constat d’échec flagrant de la part de cet évêque anglican : son Eglise n’a pas accompagné le vote en explicitant les conséquences désastreuses de la décision de quitter l’Europe et a laissé des Boris Johnson et autres a déverser en continu des tombereaux de mensonges plus honteux les uns que les autres... L’Eglise n’a pas mis l’accent sur cette solidarité européenne, sur un passé de compagnonnage avec les autres Européens que cet évêque avoue avoir découvert avec les Allemands en 2015 !
Elle n’a pas été prophétique.


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