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Les Coptes


Claudine Castelnau

 

24 septembre 2018

« Nous pouvons prier dans un pays sans église », a dit un jour le pape des coptes égyptiens orthodoxes après l’un des multiples attentats meurtriers qui jalonnent l’histoire des chrétiens égyptiens et détruisent leurs édifices. « Mais nous ne pouvons pas prier dans une église sans peuple ». a ajouté le pope égyptien Twadros II, cité dans un article de Church Times, par David Kirkpatrck, grand reporter au New York Times qui vient de sortir un livre sur l’Egypte où il a dirigé le bureau du quotidien au Caire au moment de la révolution de 2011.

Certains des fidèles égyptiens du pope copte commencent à se poser la question de son soutien à l’homme fort d’Egypte Abdel Fattah el-Sissi alors que leur communauté est menacée comme jamais par des militants islamiques qui reprochent à l’Eglise de soutenir le régime militaire qui renversa le président islamique et frère musulman Mohamed Morsi et mis au pouvoir le général el-Sissi.

Il est évident que la communauté copte, qui représente 90 millions de fidèles, au moins, dont 90 % sont coptes orthodoxes et dépendent du pope Twadros II n’a pas été payée de retour, ni sur le plan de la sécurité alors que les attentas se font de plus en plus nombreux et meurtriers, ni en matière de discrimination légale. La situation n’est pas nouvelle, le Pope précédent, Shenouda III, fut un soutien du dictateur Hosni Moubarak. Et l’arrivée au pouvoir d’un Frère musulman, Mohamed Morsi, puis sa destitution un an plus tard lors d’un coup d’Etat militaire a aggravé la situation des coptes accusés d’avoir soutenu le coup d’Etat et participé à chasser l’islamiste Morsi...

Dans les années qui ont suivi, la police a échoué [ou ne s’est pas donné les moyens] d’assurer la sécurité des chrétiens contre la violence islamiste montante, des églises ont été attaquées, parfois brûlées, des procès totalement injustes ont condamnés des chrétiens à de lourdes peines, par exemple pour le meurtre d’un musulman lors de manifestations mais blanchi des musulmans du meurtre de chrétiens au prétexte que les juges n’avaient pas de preuves suffisantes pour les poursuivre.
La loi sur le blasphème contre l’islam a été renforcée et des coptes accusés de blasphème continuent à être emprisonnés.
Enfin, malgré la promesse d’el-Sissi les chrétiens doivent toujours demander une autorisation spéciale délivrée par la sécurité pour construire une nouvelle église(ou y faire des travaux) autorisation fréquemment refusée.
Et l’on voit depuis 2016, les militants de l’Etat islamique assassiner des coptes comme dans le nord du Sinaï, brûler leurs maisons, détruire leurs églises y compris dans de grandes villes comme Alexandrie ou Le Caire et forcer des centaines de familles à fuir, à immigrer.

Il raconte avoir retrouvé deux religieux coptes l’un reclus dans un monastère près de la mer Rouge, l’autre immigré à Washington. Tous deux avaient participé aux manifestations coptes au Caire en 2011 qui réclamaient le respect de leurs droits, des manifestations violemment réprimées par l’armée. Rien n’a changé avec Sissi, dit le moine désabusé. Tout aussi désabusé, est celui qui vit à Washington et affirme que les Coptes ont perdu la liberté de protester et de s’organiser. « Nous traitons avec un dictateur, el-Sissi, et il est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. En économie, en politique, dans le domaine des libertés, tout va dans la mauvaise direction », dit-il.

Dans une interview accordée en mars 2008 au quotidien libanais L’Orient le Jour, Régis Debray avançait une hypothèse tout à fait recevable pour expliquer ce silence  qui entoure les chrétiens arabes et n’est brisé que lors d’un événement tragique :  « Les chrétiens d’Orient sont trop arabes pour les Occidentaux bon teint et trop chrétiens pour les progressistes bon teint. C’est embarrassant, ils ne rentrent pas dans la division simpliste de la région. Sont-ils avec les bons ou les méchants ? »


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