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« Femmes du Désert »



Claudine Castelnau

 

3 septembre 2018

C’était hier qu’avait lieu l’« Assemblée du Désert » dans les Cévennes. Un rassemblement annuel des protestants, avec pour thème cette année  « Femmes du Désert » et la commémoration du 250e anniversaire de la libération de Marie Durand après 38 ans d’emprisonnement dans la Tour de Constance à Aigues-Mortes (où elle était entrée à 19 ans, en 1730) pour avoir refusé, avec d’autres femmes, de renier sa foi protestante.

L’hebdomadaire catholique La Vie a donné la parole à deux protestantes, une pasteur et une historienne répondant à la question : « Marie Durand est-elle aujourd’hui un modèle ? L’assemblée du Désert 2018 met en effet en lumière les « Femmes du Désert », à l’occasion de cet anniversaire. La durée de sa captivité – de 1730 à 1768 – et le fait qu’on lui prête d’avoir gravé dans la pierre de son cachot ce mot « résister » ont fait d’elle un symbole au XIXe et au XXe siècle.

Chez les protestants français, elle a été un personnage de biographie, de peinture, de romans. Il faut dire que cette résistante pacifique faisait contrepoids à l’image « guerrière » des huguenots, avec les « camisards », prophètes guérilleros en armes, au début du XVIIIe siècle. Face à ces insoumis pas très évangéliques, on avait avec Marie Durand une insoumise sans arme, arrêtée pour être la sœur d’un prédicant clandestin et pour confesser sa foi.

Mais Marie Durand est peut-être une héroïne alibi pour les protestants. Il faut reconnaître que dans le « panthéon » protestant [...] les héros sont quasiment tous masculins – Luther, Calvin, Bach, Oberlin, Schweitzer, Martin Luther King. La seule femme est Marie Durand, associée d’ailleurs à son frère Pierre. Mais de toute façon, il y a peu de « personnalisation », peu de « héros » qui marquent le protestantisme en France. [...] La promotion de la lecture est en effet à mettre à l’actif de la Réforme protestante, avec la volonté de mettre la Bible en libre accès, même si cela n’a pas signifié que toutes les femmes protestantes ont su lire dès le XVIe siècle.

L’autre facteur novateur, lié d’ailleurs à la promotion de la lecture, a été la promotion des laïcs en général, la décléricalisation de la vie religieuse. Au début de la Réforme, dans les années 1520, des laïcs prêchent et deviennent pasteurs, et on trouve des femmes qui prêchent. Par la suite, c’est toujours dans des temps de crise que des femmes ont pris la parole dans des assemblées : ainsi après 1685, à la révocation de l’édit de Nantes, quand les pasteurs ont été chassés de France. Il a fallu plusieurs siècles pour que les femmes accèdent de façon régulière au pastorat [...] Mais le grand changement [de la Réforme] a été de rappeler qu’il n’y a pas un évangile pour les hommes et un autre pour les femmes, mais que la Parole de Dieu est pour tous. Si l’on a longtemps trouvé des manuels de piété pour les femmes catholiques, les livres sont toujours unisexes dans le protestantisme. 


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