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La cueillette du thé

Esclavage moderne



Claudine Castelnau

 

17 juin 2018

L’esclavage moderne existe et on estime à plus de 45 millions les personnes qui y sont soumises dans le monde, dont plus d’une dizaine de milliers de victimes rien qu’au Royaume-Uni, par exemple. « Les gens sont traités comme des bêtes, sans droits, sans salaire normal, leurs passeports sont souvent confisqués. Ils sont prisonniers, dominés et considérés uniquement pour leur valeur de travail. »

Et un évêque anglican d’Angleterre rappelait que « les Eglises qui sont au centre des collectivités peuvent utiliser cette position unique pour identifier et rapporter ces cas d’esclavage. Elles ont un rôle de veilleur pour prêter attention à ce qui se passe et aider les autres à le voir et à réagir ». Et ailleurs ?

Un rapport d’universitaires de l’Université de Sheffield, basé sur des enquêtes durant deux ans et plus de 1000 interviews de travailleurs agricoles de 22 plantations de thé en Inde et de 74 groupes cultivant le cacao au Ghana, vient d’être publié début juin. Il s’attache au sort des employés dans ces plantations. Où l’on découvre que les compagnies qui certifient soi-disant les produits du commerce équitable sont en fait impuissantes à combattre le travail forcé, les salaires misérables et les mauvais traitements subis par ces travailleurs.

Pratiquement tous les employés interrogés ignoraient si l’entreprise agricole où ils travaillaient étaient certifiée « commerce équitable » ou non et 23 % avaient travaillé sans être payés. Parmi les travailleurs des plantations de thé, 40 % témoignaient de retenues injustifiées sur leur salaire et 47 % qu’ils ne pouvaient accéder à de l’eau potable. Les violences sexuelles, verbales, les menaces de violence et de renvoi, la servitude pour dette, le manque d’eau, de sanitaires, de nourriture, et de soins médicaux et les heures supplémentaires non payées.

Conclusion des responsables de l’enquête : « L’exploitation que nous relevons n’est pas le fait de quelques individus mais le résultat d’une organisation agricole globale. Des compagnies fort rentables au sommet de cette chaine exercent une forte pression sur les fournisseurs de cacao et de thé ce qui aboutit à ce travail très peu rémunéré et parfois même au travail forcé. »

Et encore : « Les jolies images que nous voyons sur les boites de thé ou les publicités sont incroyablement différentes de la réalité et un dur contraste avec les conditions endurées par les employés des plantations de thé. »

Alors, il devrait en être fini de notre plaisir tranquille à boire une tasse de thé ! A quand une opération dans les Eglises pour casser la fatalité de l’esclavage de ces travailleurs qui suent sang et eau pour la douceur d’un instant à l’autre bout de la terre ? Ces Eglises et ces chrétiens qui se cachent derrière le commerce équitable pour croire que l’affaire est réglée. Ces Eglises et ces chrétiens avaient eu naguère le courage de s’élever contre la traite des Noirs, une autre sorte d’esclavage, une autre fatalité, avec des conséquences économiques majeures, il n’y a pas si longtemps...



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