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Interdire la circoncision ?

 


Claudine Castelnau

 

 

4 juin 2018

Circoncision ? Vous avez dit interdire la circoncision ? Cette fois, le sujet risque d’enflammer le Danemark. Après l’Islande où il est en cours de discussion au Parlement.

Au Danemark, une initiative populaire proposant l’interdiction de la circoncision non médicale a recueilli plus de 50 000 signatures, le minimum obligatoire pour qu’une pétition soit débattue au Parlement.
C’est une ONG, Intact Denmark qui en est à l’origine et sa présidente explique que « en tant que citoyens du Danemark, nous estimons que l’intégrité corporelle des enfants et leur autonomie doivent être respectée ».

Le texte cité par Le Monde et proposé à l’initiative populaire affirme que « La société a une obligation de protéger les droits fondamentaux de l’enfant jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge et la maturité d’assumer lui-même cette responsabilité. »

Si les châtiments corporels sont interdits au Danemark depuis 1997, pourquoi la circoncision qui est une atteinte à l’intégrité physique des enfants mâles est-elle toujours autorisée ? Le projet prévoit jusqu’à 6 ans d’emprisonnement , soit, relève Le Monde, « la même peine que pour l’excision des filles, interdite au Danemark depuis 2003 où l’ablation rituelle du prépuce des garçons mineurs (la circoncision) ne cesse depuis de faire débat dans le pays. » 

Plusieurs associations de protection de l’enfance ont demandé l’interdiction de la circoncision en 2014, puis en 2016 l’Association des médecins danois déclarait que la circoncision non médicale des mineurs était « éthiquement inacceptable. »

Selon l’Agence nationale danoise de la santé la circoncision concernerait entre 1000 et 2000 enfants, majoritairement juifs et musulmans « et pourtant à peine quelques centaines sont enregistrées » d’où l’évidence d’une pratique clandestine pour Mikael Aktor, ce professeur de science des religions, lui-même d’origine juive, circoncis et pourtant favorable à l’interdiction.
Pourquoi ? Il dénonce le silence sur les séquelles éventuelles de la circoncision, un sujet « tabou » et conteste l’obligation religieuse : « En tant que spécialiste des religions, je suis bien placé pour savoir que les rituels changent et que tous les enseignements ne sont pas respectés », dit-il.

Du côté des autorités religieuses, dont le grand rabbin danois en tête, qui conteste l’opinion de ce professeur et dramatise : « Les juifs ayant la volonté de continuer à vivre religieusement n’auront pas d’avenir dans un pays qui veut leur interdire une tradition qui a été l’expression de l’identité juive pour des centaines de générations. »

Quant aux autorités civiles danoises, elles sont embarrassées par le résultat de l’initiative populaire : après l’affaire des caricatures de Mahomet en 2005 qui provoqua une crise internationale, cette affaire de circoncision inquiète, d’autant que le Danemark est pour l’instant isolé sur ce créneau.

Mikael Aktor, le professeur de religion, reconnaît les risques diplomatiques mais rappelle que le Danemark n’a pas cédé sur la liberté d’expression (la France entre autres pays avait soutenu cette revendication et défendu le Canard Enchaîné). « Alors pourquoi cèderions-nous pour le droit des enfants ? » 

D’autant plus que 83 % des Danois soutiennent l’interdiction de la circoncision. Pourtant au Parlement qui devrait étudier la question d’un projet de loi, il semble qu’une majorité de députés ne soient pas prêts à voter l’interdiction...

Et la circoncision ? Au 6e siècle av. J.C. le peuple d’Israël – qu’on n’appelle pas encore juif - est vaincu par le roi Nabuchodonosor et déporté à Babylone. Il a perdu les deux point d’ancrage de son identité : le roi, descendant de David, garant de la Loi de Dieu et le temple de Jérusalem où Dieu demeurait et où l’on montait pour le culte.
C’est alors que les prêtres expliqueront que son identité de peuple saint est rattachée à son respect de ses symboles religieux : la circoncision, le sabbat, la nourriture cachère, les rites de pureté rituelle. Sa religion est désormais transportable à l’étranger, c’est le judaïsme.
Ces commandements sont plus que des coutumes ethniques, ce sont les signes de la sainteté du peuple hébreu.



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