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Séparatisme islamiste


Claudine Castelnau

 

 

30 avril 2018

Vous avez dit « séparatisme islamiste » ? L’appel de cent intellectuels français publiés le 20 mars dans Le Figaro et intitulé « Non au séparatisme islamiste » a fait couler beaucoup d’encre et agite encore. Mais d’abord de quoi s’agit-il ? « Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu'un danger menace la liberté en général, et pas seulement la liberté de penser », proclament les cent intellectuels dont Bernard Kouchner, Yann Queffélec, Luc Ferry, François Laborde ou encore Alain Finkielkraut, des historiens, des écrivains, des journalistes, des philosophes, auxquels se sont ajoutés depuis des politiques de droite comme Xavier Bertrand, président de région, comme Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Ile-de-France ou de gauche comme Manuel Valls, apparenté Les Républicains en marche, et fervent défenseur de la laïcité.

« Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l'intolérance », affirment-les signataires de l’appel et ils s’insurgent contre « un apartheid d’un nouveau genre proposé à la France » et pointent du doigt « un nouveau séparatisme qui est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme. »

Enfin, ces cent protestataires expliquent qu’ils rejettent cet islamisme qui se veut à part, qui rejette les autres y compris les musulmans qui ne partagent pas ce séparatisme et ils affirment vouloir vivre dans « un monde complet où les deux sexes se regardent sans se sentir insultés par la présence de l'autre (...), où les femmes ne sont pas jugées inférieures par nature (...), où les gens peuvent se côtoyer sans se craindre (...), où aucune religion ne fait la loi ».

Si certains au gouvernement ou dans la classe politique française sont montés au créneau, dénonçant une tribune stigmatisante et rejetant le mot « d’apartheid » employé pour dénoncer la ségrégation, d’autres reconnaissent pourtant qu’il y a « des quartiers de la République où le salafisme [une vision rigoriste et intransigeante de l’islam] a pris le pouvoir. »

 

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Au lendemain de l’attentat islamiste qui avait coûté la vie au lieutenant-colonel Beltrame et nous a tous bouleversés, l’ancien Premier ministre Manuel Valls avait été le premier à demander dans un tweet publié par le quotidien Huffingtonpos, l’interdiction pure et simple du salafisme en France, cet islam radical qui peut déboucher sur le djihadisme meurtrier. Le Huffingtonpost commentait ainsi :
« Le séparatisme islamiste à l'œuvre dans nombre de "territoires perdus de la République" alimente le terrorisme et, dans un même mouvement, s'en nourrit. Les prêches de rupture, de même que les comportements et les actes qu'ils justifient et légitiment, constituent la base doctrinale, le terreau sur lequel le terrorisme intérieur prospère aujourd'hui. Ce faisant, plus besoin d'une matrice extérieure telle que l'Etat islamique : la diffusion de l'islam politique sur le territoire national suffit à nourrir le désir mortifère du passage à l'acte.
En pointant du doigt le salafisme, l'ancien Premier ministre Manuel Valls prend soin de désigner en tant qu'ennemi une idéologie globale, mue par le désir de détruire (par la violence), de pervertir ou de faire imploser (par les discours de haine) les valeurs occidentales. En d'autres termes, l'ennemi auquel la France fait face n'est pas réductible à une somme d'individus tombés dans la radicalité par une désespérance sociale ou économique : l'islamisme repose au contraire sur une doctrine cohérente, son désir étant d'imposer de force, et par tous les moyens, son propre modèle de société. Par conséquent, aussi complexe et épineuse soit-elle sur un plan pratique et surtout juridique, la question de la prohibition du salafisme mérite évidemment d'être posée. »

Et le Huffington de relever la difficulté dans un société démocratique d’attenter à la liberté d’expression, d’opinion ou religieuse mais raisonne ainsi revient à mésestimer le piège mortel d’une tolérance sans limite. « A ne rien vouloir prohiber, l'Etat de droit prend le risque de voir son ennemi croître en son sein, ce dernier s'appuyant justement sur les armes, les instruments et les valeurs qu'il a pour rêve terminal de voir disparaître. »
Karl Popper, l’un des grands philosophes du 20e siècle écrivait : « Si nous étendons la tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas disposés à défendre une société tolérante contre l'impact de l'intolérant, alors le tolérant sera détruit, et la tolérance avec lui. »

 

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Après la centaine d’intellectuels refusant le séparatisme islamiste une trentaine d’imams dénoncent dans une tribune publiée le 24 avril, par Le Monde l’antisémitisme et le terrorisme présents en France 

« Ils ont frappé aveuglément notre pays. [...] Indignés, nous le sommes en tant que Français touchés par ce terrorisme ignoble qui nous menace tous. Nous le sommes aussi en tant que musulmans, comme le reste de nos coreligionnaires, musulmans paisibles, qui souffrent de la confiscation de leur religion par des criminels. Notre indignation est aussi religieuse en tant qu’imams et théologiens qui voyons l’islam tomber dans les mains d’une jeunesse ignorante, perturbée et désœuvrée. Une jeunesse naïve, proie facile pour des idéologues qui exploitent son désarroi. Désespérés, n’ayant pas trouvé de sens à la vie, ces théoriciens d’une géopolitique du chaos lui proposent un sens dévoyé du martyr : un suicide déguisé, comme délivrance de la souffrance existentielle [...]
Nous l’avertissons ici contre cette tentation mortifère et l’appelons à bien écouter et entendre la mise en garde du Prophète qui dit que :  “Le musulman qui porte atteinte à la vie d’une personne innocente vivant en paix avec les musulmans ne sentira jamais le parfum du Paradis.”
Cette sentence sans appel dissuade et prévient sans équivoque celui qui penserait à ôter la vie d’autrui, que ce n’est pas un Paradis et des Houris qui l’attendraient mais un Enfer et ses tourments. Le vrai sacrifice est de se donner pour les autres, comme l’a fait notre héros national, le colonel Arnaud Beltrame. Depuis plus de deux décennies, des lectures et des pratiques subversives de l’islam sévissent dans la communauté musulmane, générant une anarchie religieuse, gangrenant toute la société [...] 
L’islam est d’abord une aspiration spirituelle et une quête de transcendance dans la générosité et l’altérité, et non une idéologie identitaire et politique avec tout ce que cela impliquerait comme revendications sociales, concurrence mémorielle, importation sur notre territoire de conflits géopolitiques, notamment israélo-palestinien, etc. [...] Cette idée qui voudrait que l’islam soit génétiquement opposé à l’Occident et qu’il est invinciblement incompatible avec les valeurs de la République est précisément celle qui fait des ravages chez toute une jeunesse ignare, sans culture religieuse […]
Ces religieux musulmans font valoir leur expertise religieuse et théologique « afin de répondre à des aberrations religieuses par un éclairage théologique lorsque les arguments avancés par ces jeunes sont d’ordre religieux et se revendiquent d’une « foi éclairée au service de la nation pour défendre des valeurs communes et universelles. »

 

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Vous avez dit « séparatisme » ? Le Figaro du 24 avril en donne un bel exemple : Redouane président du Parti Islam et conseiller communal dans la banlieue de Bruxelles, était invité à une émission de la télévision belge RTL-TVI. Il arrive pas maquillé – car c’est une femme qui devait le maquiller, ce qui est « en contradiction avec les valeurs que j’essaye de défendre pour être en symbiose avec ma foi » explique-t-il.
Il refuse aussi de « serrer la main aux autres candidats et de les regarder dans les yeux ».

« Nous, on respecte », lance Redouane Ahrouch gêné quand il lui faut expliquer pourquoi. La journaliste présente n’aura pas un regard non plus et après l’émission elle se dira « choquée, c’est humiliant à vivre. » Pas étonnant d’apprendre que cet homme, très actif dans la communauté chiite de Bruxelles, entend avec son Parti Islam transformer la Belgique en « Etat islamique » et imposer la charia, mais aussi revoir la mixité dans certains lieux publics ou encore résoudre les problèmes de société dont l’homosexualité.

 

 

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