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Tunisie

héritage des femmes

 

 

Claudine Castelnau

 

 

25 septembre 2017

La semaine passée je citais une nouvelle venue de Tunisie : l’abrogation officielle de circulaires administratives interdisant le mariage de Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans. Une première victoire pour la liberté de conscience des femmmes mais aussi des hommes obligés souvent de se convertir à l’islam s’ils voulaient épouser une musulmane.

« Mais un autre chantier demeure, notait Le Monde, celui de l’égalité hommes-femmes en matière de succession. »
Un sujet brûlot fortement réactivé en Tunisie lorsque le président a promis l’égalité successorale au mois d’août.

Alors, hasard ou air du temps, la question de l’héritage revient dans la presse une semaine plus tard, et concerne l’égalité hommes-femmes au Maroc. En vertu de la loi coranique, une épouse n’hérite que d’un huitième des biens de son mari, du quart en l’absence d’enfants. Si elle a des fils et des filles, les fils hériteront de deux fois plus des biens que les filles.

La correspondante de la Croix raconte qu’un certain nombre de couples détournent leur héritage à venir pour mettre leurs filles à l’abri en contournant la loi. Et une lecture littérale du Coran est un frein qui fait dire à certaines femmes : « Nous ne voulons pas contrarier Allah » en militant pour l’égalité homme-femme dans un héritage.

Musulman pratiquant, médecin, lui affirme qu’il fera en sorte que ses deux filles héritent de ses biens sans le dire parce qu’il courrait le risque qu’on le traite d’apostat : « Le Coran est un texte sacré auquel nous ne touchons pas, il est valable en tout temps et en tout lieu, mais il faut savoir le relire à l’aune de notre époque comme une loi-cadre dont les décrets d’application ont besoin d’être adaptés à la période actuelle » justifie-t-il en ajoutant : « Il faudra une vraie révolution, les mentalités seront encore plus dures à changer que la loi. »

Effectivement, la question de l’égalité dans l’héritage est pour l’instant en queue des réformes réalisables, si l’on s’en tient à une enquête de l’ONU. « L’héritage est en queue de liste des réformes réalisables, c’est théologiquement et politiquement incorrect », déplore une femme médecin qui milite pour une réforme de l’islam.

« La grande majorité de la société est dans la culpabilité, elle est minée par un islam identitaire politisé inspiré du wahhabisme, basé sur l’interdit, le licite et l’illicite, explique-t-elle, cité par La Croix. On dit aux femmes “taisez-vous”, par décret divin. La Constitution elle-même est ambiguë qui prône l’égalité, mais dans les limites des constantes du pays, à savoir notamment la religion musulmane. »

 

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