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Faut-il détruire
le Sacré-Cœur de Paris
 ?

 


Claudine Castelnau

 

20 mars 2017

On commence par un sourire : il y a peu, un habitant de la capitale a proposé un projet au budget participatif de la Ville de Paris pour raser la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre qui domine Paris depuis la fin du 19e siècle. « Une provocation qui a tout de même reçu le plus grand nombre de “j’aime” parmi les 2448 projets soumis », remarque un journaliste sur le site de France Télévision.

Et le provocateur justifie ainsi son projet de destruction : « Le Sacré-Cœur est une verrue versaillaise qui insulte la mémoire de la Commune de Paris. Le projet, [qu’il propose] consiste en la démolition totale de la basilique lors d'une grande fête populaire. »

En effet, commente le site France Télévision, « La basilique a toujours été considérée par de nombreux militants de gauche comme le symbole de la répression et de l'expiation de la Commune. Le bâtiment avait été érigé sur la colline de Montmartre, là ou commença l'insurrection de la Commune de Paris, le 18 mars 1871 [il y a 146 ans], en application d’une loi de 1873 pour “expier les crimes des fédérés” »
Et la perte par le pape de ses Etats, annexés à l’Italie naissante en 1870.

Un évêque du diocèse de Nantes écrivait à ses curés que la défaite de la France par la Prusse en 1870 était une punition divine « après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789. »

Le choix d’ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique pour la droite victorieuse. Et, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre, on entendit l’une des personnalités déclarer : « Nous nous rappelions cette butte garnie de canons [durant le soulèvement] sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l'Église semblait surtout animer. »

Depuis, des tags anarchistes sont régulièrement laissés sur le monument à chaque date anniversaire.

Le projet de destruction du Sacré-Cœur proposé sur le budget participatif de la Ville de Paris est signé du nom de Nathalie Lernel, une militante féministe de la Commune, dès mars 1871. Le 21 mai 1871, les troupes versaillaises pénètrent dans Paris qui était administré depuis le 18 mars par la Commune. Nathalie Lernel participera aux combats et soignera les blessés sur les barricades du côté de la rue Blanche et de la rue de Pigalle, jusqu’à la défaite des Communards le 28 mai avec les ultimes combats au cimetière du Père-Lachaise. Arrêtée, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie, Nathalie Lernel est embarquée pour le bagne avec une autre militante très connue, Louise Michel. Une amnistie permettra le retour en métropole où Nathalie Lernel continuera à militer pour les droits des femmes dont l’égalité salariale avec les hommes...

Mais c’est en réalité un homme habitant du 18e à Paris qui a déjà fait des propositions sur la plate-forme du budget participatif de la ville de Paris, et qui cette année a voulu frapper fort pour rappeler la Commune et les limites de la démocratie directe aussi ! De plus explique-t-il, « Je trouve ce bâtiment vraiment affreux et disproportionné dans le quartier. Il écrase tous les autres bâtiments de ce petit village de Montmartre. »

L’adjointe à la Mairie de Paris chargée de la démocratie locale a déjà fait savoir qu’on ne pourra pas voter sur ce projet : le Sacré-Cœur n’appartient pas à la Ville de Paris mais à l’archidiocèse catholique et il est aussi classé monument historique. Et de plus dit-elle, « nous essayons de construire des choses plutôt que d’en détruire. »


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