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Extrême droite aux Pays-Bas

 

Claudine Castelnau

 

 

28 février 2017

Avec sa tignasse peroxydée et l’air souvent en colère, Geert Wilders, leader du Parti pour la Liberté, le parti de l’extrême-droite néerlandaise, serait-il la version des Pays-Bas de Donald Trump ? Oui, en plus radicale sur son opposition à l’immigration et contre l’islam. Et il espère bien, en mars gagner les élections pour mettre ses idées en place.

Par exemple, Geert Wilders a déclaré au quotidien américain USA Today, le journal le plus distribué aux Etats-Unis, que « les valeurs néerlandaises sont fondées sur le christianisme, sur le judaïsme ou l’humanisme. L’islam et la liberté ne sont pas compatibles. Vous le constatez dans persque tous les pays où l’islam domine. Il y a un manque total de liberté, de société civile, de loi [civile]. Les journalistes, les homosexuels, les apostats [c’est-à-dire ceux qui ont changé de religion] ont tous des problèmes dans ces pays-là. Et c’est importé chez nous. »

Geert Wilders veut fermer les mosquées, banir le Coran, qu’il a comparé à Mein Kampf de Hitler et fermer les frontières aux demandeurs d’asile et autres migrants des pays musulmans pour empêcher que l’islam se répande. Ce qui est différent de l’arrêt temporaire de l’immigration aux Etats-Unis de gens venus de pays musulmans, pour des raisons de sécurité nationale, comme l’a mis en place Donald Trump et que les juges américains contestent.

Nombre de Néerlandais sont opposés aux idées de Wilders et il a été accusé en décembre d’incitation à la haine. Et malgré cela, le Parti de la Liberté est donné gagnant aux élections législatives du 15 mars aux Pays-Bas. Comme le populisme a gagné en Europe avec le Brexit et d’autres pays de l’Est ou aux Etats-Unis avec Trump et sa victoire inquiétante.

Il reste que dans le système de multiparti néerlandais, Geert Wilders sera forcé de former un gouvernement de coalition et le risque qu’aucun n’accepte de manger avec le diable !


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« Même si je perds cette élection, affirme Geert Wilders, le génie ne rentrera pas dans la bouteille [allusion à un conte des Mille et une nuits]. Les gens en ont assez de l’immigration de masse, de l’islamisation et des mesures d’austérité qui obligent à réduire les retraites, le service de santé, alors qu’on donne de l’argent à la Grèce et à la zone euro [...] Le processus de “printemps patriotique” ne sera pas stoppé. »

Wilders affirme que plus d’un cinquième dee 17 millions de Néerlandais est d’origine étrangère et qu’on a trop longtemps toléré ces taux d’immigration élevés sans exiger en même temps une assimilation culturelle de ces gens. « Au lieu d’avoir peur de défendre notre identité nous devrions en être plus fiers. »

Evidemment, ses déclarations contre les musulmans et l’islam lui ont attiré des menaces de mort de la part d’Al-Qaida, ou de l’Etat islamique et il est protégé en permanence. On se souvient de deux assassinats aux Pays-Bas, celui d’un politique populiste, Pim Fortuyn et celui d’un cinéaste Theo van Gogh pour son court métrage sur le traitement des femmes en islam.

Pourtant la rhétorique haineuse contre l’islam lui attire des critiques même parmi les autres politiciens européens populistes. Ainsi Nigel Farage, l’ancien leader populiste britannique et fervent du Brexit se dit critique de son discours anti-islam : « Je crois en la tolérance religieuse et je ne pense pas que partir en guerre contre l’islam soit la meilleure approche », dit-il. Et un autre conservateur remarque que Wilders a « une compréhension superficielle de l’islam. Il considère tout l’islam comme un problème mais moi je vois la variante extrémiste de l’islam comme un problème. »

Lars Rensmann, professeur de sciences politiques à l’université de Groningue ajoute : « Il ne faut pas croire que les partisans de Wilders sont de simples ruraux, pauvres, ou des laissés pour compte de la globalisation. Wilders se pose en défenseur du libéralisme contre les immigrés musulmans qu’il accuse de vouloir empêcher l’approche tolérante des Pays-Bas sur les questions de mariage homo, de droits civiques, d’euthanasie ou d’autres questions de société. »

Voir Religion News Service


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