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Idéologie du Brexit

 

Claudine Castelnau

 

 

21 février 2017

Justin Welby, l’archevêque de Cantorbéry, primus inter pares de la Communion anglicane mais qui réside traditionnellement en Angleterre a fait une entrée remarquée dans la polémique qui agite le Royaume-Uni autour de la question du Brexit. Lors de son discours d’ouverture au Synode général de l’Eglise d’Angleterre (l’Eglise anglicane de la province d’Angleterre) qui se réunissait la semaine passée, Justin Welby a déclaré :
« Il y a mille façons d’expliquer le vote pour le Brexit ou l’élection du Président Trump ou la force du vote pour Geert Wilders, le candidat d’extrême-droite aux Pays-Bas, ou pour Madame Le Pen en France et de nombreux autres leaders politiques se réclamant d’une tradition politique nationaliste, populiste ou même fasciste. »

Welby avait déjà suggéré que la politique de Trump se fondait sur la peur et l’exclusion mais sa critique, cette fois-ci, est allée plus loin en reliant le président américain aux leaders de l’extrême-droite en Europe. Concernant le Brexit, le fait que Welby fasse le lien entre le résultat du référendum et les politiques d’extrême-droite et néo-fascistes est fort discuté par ceux qui voient le non à l’Europe des Britanniques comme un vote de protestation contre la marginalistation ou l’exclusion économique, politique et sociale d’une partie de la population plus qu’un nationalisme exacerbé.

Et l’archevêque de Cantorbéry a avoué que personne ne sait vraiment la direction à prendre.
« C’est le moment de réimaginer la Grande-Bretagne, c’est un défi, un temps de liberté [...] et l’Eglise a un rôle important à jouer en rassemblant un pays fracturé en profitant du million d’enfants dans les écoles que gère l’Eglise d’Angleterre (anglicane), sa présence sur le territoire et son rôle dans l’histoire nationale ».

Et l’archevêque de Cantorbéry a rappelé l’influence de son Eglise par le  privilège de sièger au Parlement, la responsabilité d’éduquer, le rôle de son clergé dans la vie publique de la nation.
« Nous avons en héritage notre présence en Angleterre et notre vocation à aider et soutenir dans les périodes troublées ou à nous réjouir dans les temps de joie [...] Notre contribution signifie une présence d‘écoute et de réconciliation [...] alors que la manière de communiquer dans la vie publique est profondément agressive et risque de le devenir plus encore. »

 

.

 

En Ecosse, lors de l’Assemblée générale de l’Eglise d’Ecosse, la Kirk, réformée, en mai dernier, le ton des responsables avaient un ton autrement décisif. Et nombre d’entre eux avaient pris la parole pour dénoncer la rupture avec l’Europe et l’inquiétude et même l’angoisse que cela provoquait chez certains.

La décision d’une majorité de Britanniques de voter pour le Brexit a en tout cas changé les termes d’appartenance au Royaume-Uni de l’Ecosse qui a elle majoritairement voté contre la sortie de l’Union européenne. C’est ce qu’affirme avec force la dirigeante écossaise Nicola Sturgeon. Et les indépendantistes écossais, qui gouvernent l’Ecosse, protestent contre la décision de la Cour suprême qui avait jugé inutile une consultation des Parlements du Pays de Galles, d’Irlande du Nord et d’Ecosse, la consultation du Parlement de Londres étant suffisante à ses yeux.
« L’annonce, écrivait Le Point en janvier, a été vécue comme un affront par les indépendantistes écossais, une violation de leur souveraineté et la mainmise de Londres sur les affaires des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. »

Et l’un des membres du parti nationaliste écossais a réagit en déclarant :
« Le Royaume-Uni ? De l’histoire ancienne. Nous ne sommes désormais plus que les simples régions d’une “Grande-Angleterre”, où l’Angleterre obtient ce que l’Angleterre veut ».

La solution ? Sortir du Royaume-Uni. C’est la menace que la Première ministre écossaise agite, en rappelant que 62 % des Ecossais ont voté contre le Brexit et que cela représente quelque 5 millions de citoyens européens qui vivent en Ecosse. Mais la Commission européenne pourrait-elle négocier directement avec l’Ecosse ou avec tout autre région indépendante européenne ? Et quel signal cela donnerait-il à d’autres régions turbulentes ?


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