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Kenya

Mutilations sexuelles

 

Claudine Castelnau

 

 

13 février 2017

Une Bible dans une main, un bâton de marche dans l’autre, le pasteur presbytérien Stephen Lenku Tipatet parcours les plaines du comté de Kajiado, au sud du Kenya, à la frontière avec la Tanzanie. C’est le pays Massai, une région qui a résisté aux influences occidentales et à la modernité et pratique encore les mutilations génitales féminines.

La semaine passée, avait lieu la Journée de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines organisée par l’Unicef et le pasteur Tipatet, en compagnie de 4 autres pasteurs, visitait un refuge où vivent des jeunes filles qui ont fui leur famille et leur village pour échapper à cette pratique.

Une pratique désormais interdite au Kenya depuis 2011 et poursuivie par la justice lorsqu’on peut apporter la preuve qu’il y a eu une pression exercée sur ces très jeunes filles ou sur leurs familles. Mais l’interdiction n’a pas vraiment stoppé cette pratique et musulmans et chrétiens du Kenya continuent à pratiquer ces mutilations, au prétexte que ni la Bible ni le Coran ne les interdisent. Et que c’est la coutume.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est la Somalie qui a le plus grand nombre de femmes mutilées, 98 % de celles entre 19 et 49 ans. 70 % en Ethiopie et au Soudan, sans parler de l’Egypte par exemple ou musulmanes comme chrétiennes coptes sont mutilées.

L’OMS estime à plus de 200 millions les femmes et jeunes filles qui ont subi, et survécu, à cette pratique. Car au delà de la douleur éprouvée par cette chirurgie barbare, pratiquée avec des couteaux, rasoirs ou ciseaux sales, c’est parfois la vie de la victime qui est en jeu.

Alors le pasteur et d’autres recueillent les filles, juste avant les vacances scolaires où rentrant dans leur famille elles risquent de subir ce rite barbare. Et l’accueil des fugitives est organisé.

« Nous leur expliquons qu’il y a toujours un avenir pour elles [malgré leur refus et la coupure d’avec leurs parents, la communauté et les anciens] et qu’elles doivent s’accrocher à leurs rêves », explique le pasteur qui parle de la loi, qui interdit ces mutilations mais aussi de la Bible et des églises qui ont avec le gouvernement organisé des campagnes pour dénoncer ces pratiques. Et des centres d’accueil.

L’association du pasteur Tipatet compte actuellement 300 pasteurs travaillant sur cette région, à convaincre les familles d’abandonner ces pratiques mais aussi les mariages forcés de trop jeunes filles. « Nous disons à la communauté que ce n’est pas biblique. Mais parfois la réaction des chefs traditionnels a ruiné pour un temps ce travail. »
Récemment, l’association a organisé des cérémonies de réconciliation entre les jeunes filles et les parents auxquels elles se sont opposées. Ou encore un rite de passage alternatif sans mutilation pour marquer l’entrée dans leur vie de femmes.

Religion News Service


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