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Le Brésil catholique

 

Claudine Castelnau

 

 

2 janvier 2017

Avec ses 206 millions d’habitants et une superfificie de 8 514 876 km2, le Brésil est le plus grand Etat d’Amérique latine. C’est aussi un pays constitutionnellement laïc : la Constitution reconnaît la liberté religieuse et les Eglises et l’Etat sont séparés. En 2000, le catholicisme représentait quelque 74 % de la population mais si la religion catholique demeure la plus importante aujourd’hui enore, elle ne représenterait plus en 2014 que 61 % de la population brésilienne selon le Pew Research Center et le protestantisme était crédité, toujours en 2014, de 26 %, en partie au profit du protestantisme évangélique en hausse croissante.

Alors que penser de cette nouvelle reprise par plusieurs médias, selon laquelle le pape François pourrait bien accéder à la demande d’évêques brésiliens de permettre à des prêtres mariés qui de par leur mariage avaient été écartés de reprendre leur ministère. C’est ce qu’à déclaré le théologien brésilien Leonardo Boff, bien connu pour avoir été un chefs de file de la théologie de la libération en Amérique latine dans les années 80, une théologie accusée d’être trop proche de l’idéologie marxiste, ce qui lui a valu des démêlés avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, héritière de l’Inquisition et présidée à l’époque par le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, puis avec le pape Jean-Paul II, qui l’interdit de ministère.

Dans une interview à un quotidien allemand le 25 décembre, Leonardo Boff explique que « les évêques brésiliens et particulièrement le cardinal Claudio Hummes, un ami proche du pape, ont expressément demandé au pape François de permettre à des prêtres mariés de reprendre leur sacerdoce. J’ai récemment entendu que le pape y était favorable en tant qu’expérience d’abord réservée au Brésil. »

Il faut dire que la situation de ce pays paraît critique : les 140 millions de fidèles catholiques ne sont desservis que par 20 000 prêtres alors qu’il en faudrait 100 000, selon Boff, qui parle de « catastrophe » [à titre de comparaison, il y aurait un peu plus de 13 000 prêtres de paroisse en France selon les statistiques de la Conférence des évêques de France.]

Il n’y a pas à s’étonner, remarque Leonardo Boff, si les fidèles vont vers les Eglises évangéliques ou pentecôtistes en masse, des Eglises qui comblent la demande.

« Si les milliers de prêtres qui se sont mariés étaient de nouveau autorisés à pratiquer leur ministère, ce serait un premier pas qui améliorerait la situation mais aussi pousserait l’Eglise catholique à se libérer des liens du célibat. »

Une vision peut-être optimiste, car est-il sûr que tous ces prêtres littéralement chassés du ministère et souvent ostracisés et malmenés par la hiérarchie et qui ont refait leur vie avec une famille seraient prêtes à reprendre du service ? Leonardo Boff, ancien religieux franciscain et prêtre, semble répondre à cette interrogation en disant, dans l’interview :
« Cette permission de reprendre un ministère ne changera rien pour moi car je n’ai pas cessé de faire ce que j’ai toujours fait : baptiser, enterrer et lorsque je vais dans une communauté qui n’a pas de prêtres, je célèbre la messe avec les fidèles. Jusqu’ici, aucun évêque ne m’a désapprouvé ni ne m’a interdit. Au contraire, les évêques m’ont souvent demandé de continuer parce que les gens ont le droit de recevoir l’Eucharistie. Continue tranquillement, à le faire, disent-ils ! »

Et Boff raconte que le cardinal Evaristo Arns, qui a été un tenant de la théologie de la libération, invitait les prêtres mariés qu’il repérait parmi les fidèles à venir concélébrer avec lui à l’autel.

L’éditorialiste du site catholique conservateur Aleteia, n’approuve pas cette ouverture aux prêtres mariés qui, écrit-il, « serait en rupture avec l’enseignement traditionnel de l’Eglise depuis 2000 ans qui refuse l’ordination aux hommes déjà mariés. Si l’Eglise au Brésil ou ailleurs a besoin de prêtres, elle devra les trouver d’une autre façon », conclue-t-il doctement. Ce qui ne répond pas à la question !

Enfin, comme pour les femmes-prêtres barrées du sacerdoce aussi, on pourrait remarquer que l’ancienneté d’une erreur n’en fait pas une vérité !

 


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