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L’Église anglicane
et les pauvres d’Angleterre



Claudine Castelnau

 

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La pauvreté en Grande Bretagne

 

5 décembre 2016

L'association Shelter écrit : Cette année 120 000 enfants dans tout le Royaume UNi se réveilleront le matin de Noël sans avoir logement sûr et permanent. Vous ne les verrez pas dormir sur les bancs ou se réfugier dans les entrées des magasins : ils se cachent pour dormir dans des logmeents d'urgence ou des hôtels temporaires. Imaginez-les passant Noël avec leurs parents serrés dans une pièce unique. Pas de place pour un arbre de Noël, pas d'endroit pour jouer, pas de repas de Noël ils ont à partager une cuisine et une salle de bain avec d'autres familles. Ils ont aussi des chances de tomber malades parce qu'ils vivent dans des conditions d'humidité et de moisissure malsaines.

Philip North, évêque anglican de Burnley en Angleterre, est monté au créneau dans un article paru dans The Guardian le 2 décembre. Une fois encore, on s’étonne de la liberté de ton des évêques anglicans pour critiquer les injustices sociales et bousculer leurs fidèles et condamner le Brexit. Le temps est loin où l’on disait de l’Eglise d’Angleterre qu’elle était « le Parti conservateur en prière ».

L’évêque Philip North, critique clairement son Eglise, la Church of England, pour avoir, dit-il, adopté une « culture de classe moyenne » et oublié les voix marginalisées des travailleurs et des pauvres qui ont voté pour le Brexit. L’Eglise anglicane, accuse cet évêque, a un programme dont les pauvres sont absents. Elle ne s’intéresse plus qu’aux intellectuels, aux élites et elle est tellement déconnectée des classes pauvres qu’elle n’entend plus ce qu’elles disent.

La situation ne changera, selon lui, que lorsque l’Eglise aura repensé son ministère dans les zones urbaines [où sont majoritairement les pauvres] en y mettant ses meilleurs éléments dans les paroisses pauvres et les quartiers abandonnés.

L’intervention de l’évêque de Burnely, une région du nord de l’Angleterre qui a voté majoritairement pour le Brexit, vient au moment où l’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, a appelé son pays à résister au repliement sur soi et à repenser « ce que signifie être une nation ».

Et l’évêque de Burnley ajoute que l’Eglise doit laisser les voix des dépossédés et des oubliés s’exprimer : « Ce n’est pas à ceux qui ont le pouvoir à parler à leur place. Et ce qu’ils diront risque de ne pas toujours nous plaire [...] Il nous faut trouver un nouveau récit national, patriotique mais aussi tolérant et inclusif. Et il doit proposer un nouveau départ pour la dignité du travail et la justice au travail. Or, nous n’entendons que rarement un sermon parlant du travail. Il est vital de cesser de condamner ceux qui ont utilisé leur droit démocratique pour dire leur frustration profonde et leur abandon par les institutions [en votant pour le Brexit] au profit d’une classe moyenne qui ne comprend pas et a une fausse idée de leurs aspirations profondes. »

L’évêque met ainsi le doigt sur l’obsession de son Eglise pour la sexualité [plus précisément l’homosexualité chez ses prêtres] un exemple à ses yeux de préoccupation de la classe moyenne. « En se focalisant sur un sujet, nous risquons de ne pas entendre les autres cris de douleur. »


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