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Une crèche dans une mairie

 


Claudine Castelnau

 

 

7 novembre 2016

On se souvient de la polémique déclenchée en 2015 par une crèche installée dans le hall de la mairie de Béziers ou en Vendée après la décision du tribunal administratif de Nantes d’interdire la crèche dans le hall de Conseil général de Vendée. L’opinion publique avait désavoué ce jugement à 88 % et certains avaient jugé cette « laïcité trop agressive » tandique de d’autres ne voyaient pas en quoi cette coutume dérangeait.

Pourtant ses opposants y voient toujours une véritable « offense » envers les non-croyants ou ceux d’une autre religion que chrétienne. Et pour eux, c’est la sacro-sainte laïcité à la française qui serait une fois encore violée.
Alors que d’autres ne voient pas de mal à avoir, dans un lieu public une crèche qui s’inscrit pour les puristes dans l’héritage chrétien mais participe surtout des festivités de Noëlque l’on soit chrétien ou non.

Ainsi cette musulmane citée par Le Figaro, qui trouvait qu’elles représentaient la fête bien plus que tout ce marketing et cette fièvre de faire acheter. Ceux qui voudraient préserver la paix religieuse dans l’espace public se tromperaient-ils lorsqu’ils voudraient interdire les crèches pour ne pas offenser les musulmans ? Il me semble que ce qui devrait les offenser beaucoup plus ce serait de tous les prendre pour des apôtres de l’Etat islamique et de son intolérance radicale envers les chrétiens.

« Saint François d’Assise, en créant la première crèche vivante de l’histoire, en 1223, était loin d’imaginer que ce symbole d’humilité, censé encourager une “nouvelle manière de vivre et d’aimer” serait au cœur d’une vraie question d’État » écrit l’agence Alethéia.

C’est ainsi que le 21 octobre dernier, le Conseil d’Etat et ses 17 juges a planché sur la question d’actualité : une mairie peut-elle installer une crèche de Noël dans ses locaux ? Et qu’a-t-on décidé en haut lieu ? Qu’une crèche peut être installée dans un bâtiment administratif, par exemple une mairie, estimant que « le contexte de crispation sur la laïcité » n’impose pas « d’instruire par principe le procès de la crèche », à condition que « son exposition soit temporaire », qu’elle ne s’accompagne d’aucune manifestation de « prosélytisme religieux » et qu’elle revête le « caractère d’une manifestation culturelle ou au moins festive. » C’est à dire en aucun cas religieuse.

La crèche rétrogradée au rang de décoration spéciale, le temps des fêtes de fin d’année, comme nombre de nos concitoyens aiment déjà le faire. Après tout c’est déjà ce que la Cour administrative d’appel de Nantes avait jugé en 2015, lors de la polémique pour ou contre une crèche dans une mairie. Elle avait considéré que la crèche ne revêtait pas la nature d’un « signe ou emblème religieux ».

Et l’Observatoire de la laïcité dans la dernière version de son Guide de la laïcité a estimé que la loi de 1905 « laisse une large marge d’appréciation dans la qualification ou non d’emblème religieux de ces représentations figuratives », comme une crèche, à condition qu’elle soit « présentée dans un cadre culturel pour une courte durée. » Et que cette « exposition » peut être considérée comme une exception prévue et autorisée par l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat.

Et que dit cet article 28 ? Je cite : « Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »


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