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Crémation, cimetières

 


Claudine Castelnau

 

31 octobre 2016

La crémation ne cesse d’augmenter et en France on évalue à près d’un tiers les obsèques avec crémation dont la moitié dans les grandes villes. Longtemps, l’Eglise catholique avait interdit cette pratique mais finalement, le 25 octobre dernier la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié un texte où la préférence pour l’inhumation des corps est réaffirmée « qui est la forme la plus idoine pour exprimer la foi et l’espérance dans la résurrection corporelle » mais la crémation est acceptée désormais. Pourtant ne sont acceptées « ni la dispersion, ni la conservation des cendres à domicile, sauf dans des cas exceptionnels et dans l’attente qu’un lieu sacré puisse accueillir les restes du défunt. »

Le cimetière un « lieu sacré » ? Durant toute l’Antiquité, il existe une nette séparation entre les espaces de culte et ce qui relève de l’espace funéraire. Ce n’est qu’au Moyen-Age (entre les 8e et 10e siècles) que l’Ecclesia s’entend désormais comme une communauté spirituelle englobant la société des chrétiens et la terre des morts spiritualisée, consacrée, parce que c’est là que reposent les corps des baptisés. Le cimetière chrétien entoure l’église paroissiale, lieu d’asile et de refuge (interdiction d’y capturer un fugitif). Puis dès le 13e siècle, la relation morts/vivants change et le cimetière qui était un lieu social devient purement religieux, « théatre d’une pastorale de la peur » avec l’invention du purgatoire et graduellement, jusqu’au 18e siècle, on voit le rejet des morts hors du monde des vivants, de l’habitat.

En Europe occidentale, au 18e siècle, les cimetières adossés à l’église sont progressivement désaffectés et transférés aux portes des villes ou des villages. Et c’est l’autorité communale qui va gérer les cimetières que la Révolution leur donne en propriété.

Dans certaines régions de France, comme la Drôme, les Cévennes ou le Poitou, des familles protestantes ont créé leurs propres cimetières au 18e siècle pour pouvoir enterrer leurs morts qui étaient exclus des cimetières paroissiaux catholiques. Nombre d’entre eux sont encore en service comme le très important cimetière protestant de Montpellier ou les modestes tombes d’un cimetière familial, juste derrière la maison, dans certains jardins de la Drôme.



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