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Canada

une pasteur athée

 

Claudine Castelnau

 

1er octobre 2016

Est-ce qu’une pasteur athée peut encore présider une paroisse ? Bonne question ! Le Washington Post y consacre un long article le 29 septembre. Il raconte qu’au Canada, la révérende Gretta Vosper, de l’Eglise unie du Canada, une Eglise réformée, vient de se voir prier de quitter sa paroisse dans les environs de Toronto, pour son athéisme déclaré.

« Nous ne parlons pas de Dieu dans les cultes de la paroisse, a-t-elle déclaré dans une interview. Il est temps pour l’Eglise d’abandonner l’idolâtrie d’un Dieu théiste [tout puissant, intervenant souverainement]. »

Cette pasteur a décidé de rejeter Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit et de transformer sa paroisse en un hâvre pour non-croyants « recherchant une communauté qui les aidera à mener une vie ayant un sens, sans Dieu. » La United Church of Canada, son Eglise, est la dénomination protestante la plus importante au Canada, avec 2 millions d’adhérents au recensement de 2011.

Et cette Eglise a beau être libérale en théologie, avoir accepté l’ordination des femmes, pratiquer des mariages homosexuels, cette fois-ci c’est « too much. » Le processus de renvoi de l’Eglise de Gretta Vosper a commencé.
« A notre avis, a jugé une commission spéciale de l’Eglise, la révérende Vosper ne peut continuer son ministère ordonné car elle ne croit ni en Dieu, ni en Jésus-christ, ni au Saint-Esprit, elle ne reconnaît pas la primauté de la Bible, refuse de présider les sacrements et n’est plus en accord avec la déclaration doctrinale de l’Eglise Unie du Canada. »

La révérende a vécu un long parcours de remise en question de l’existence de Dieu, il y a 15 ans, dit-elle, et elle est devenue athée en 2013. Elle a d’abord rejeté l’idée d’un Dieu surnaturel et d’un Dieu « père » et finalement elle a rejeté Dieu complètement et prêche la justice, la compassion et l’amour...

Mais, comme l’éditorialiste du Toronto Star l’écrit à propos de la révérende athée : « Nier l’existence de Dieu signifie logiquement que vous vous êtes trompé de business [...] Comme si les Alcooliques Anonymes organisaient une tournée de bars. »

Et un professeur de théologie spécialiste de cette Eglise dit que le renvoi de la révérende met en question l’image publique de cette Eglise qui a prêché l’inclusivité et se voit testée aujourd’hui. « Bien sûr on peut exprimer ses doutes dans l’Eglise mais c’est une chose de dire que l’on doute et une autre de se déclarer athée. »

 

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Il existe dans le monde anglo-saxon un réseau de théologie libérale qui a pour nom Sea of Faith. Interrogé sur ce qu’il pensait de la pasteur Gretta Vosper, le pasteur Lionel Sharman, de Nouvelle Zélande, qui fait partie de ce réseau a répondu :

« Ces controverses sur la définition de Dieu sont un effet de notre langage et de notre pensée limités. J’ai un principe simple : “On peut parler à Dieu. On ne peut pas parler de Dieu”.
Je soupçonne que nombre de pasteurs et prêtres sont en conflit avec cela. Mais il n’est probablement pas sage d’exprimer ses doutes et questionnements publiquemen [...] Mais tandis que nombre de pasteurs qui ont probablement lu la théologie contemporaine et n’acceptent plus tout ce magique et peuvent tout de même exercer un ministère, c’est bien.
Mais proclamer “honnêtement” qu’ils ne croient plus peut être dévastateur pour leur paroisse car les paroissiens eux-mêmes ont des doutes et demandent à être rassurés sur la foi de leur pasteur. C’est pour cela qu’ils le payent.
Aussi faire publiquement état de ses doutes sera incompris. Spécialement par les médias qui n’attendent que cela.
Etre ministre n’est rien d’autre qu’avoir un ministère auprès des gens, vivre sa vie en Christ aussi bien que l’on peut.
Un théologien néo-zélandais connu, Sir Lloyd Geering a relevé que les païens Romains considéraient les chrétiens (et probablement les Juifs) comme des athées parce qu’ils ne croyaient pas en un Dieu matériel. C’est donc un vieux problème. »

 

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La notion de communauté dans un âge post-théiste 

Conférence annuelle de S o F – Nouvelle Zélande

Silverstream, Wellington, 7-9 octobre 2016

Laurie Chisholm  

présidente

 

De plus en plus les concepts religieux que sont le péché, la grâce, le pardon, le salut et même le mot Dieu, se vident de sens. La cosmologie n’a plus besoin d’une cause initiale, la psychologie de la notion d’âme, ni l’éthique d’une loi divine disant le bien et le mal. Les nouveaux athées attaquent la religion, la ridiculisent et veulent sa suppression.

Votre comité de Sea of Faith – Nouvelle Zélande est heureux d’annoncer la venue de deux conférenciers de réputation internationale pour notre conférence annuelle.

Gretta Vosper est pasteur de paroisse. Elle vient de se proclamer athée, en accord avec ceux qui récusent l’idée d’un Dieu interventionniste.
Michael Benedikt repense le concept ide Dieu dans son ouvrage « God is the Good We Do » (Dieu est le bien que nous faisons). Il y aura aussi
Sir Lloyd Geering et
Geoff Troughton qui est professeur de théologie à l’Université de Victoria (Australie).

Autrefois une communauté était constituée par une même foi religieuse qui réunissait des individus différents. Comment nos communautés pourront-elles subsister dans le monde d’aujourd’hui où disparaissent les religions traditionnelles ?

 

Voici un récent communiqué de presse :

Une pasteur canadienne athée va parler à la Conférence de Sea of Faith

La Rev. Gretta Vosper est pasteur de l’Église Unie de West Hill à Toronto et n’a pas caché, depuis des années, son refus d’un Dieu considéré comme un être surnaturel et interventionniste. Mais après le massacre de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 à Paris, elle a écrit aux responsables de son Église pour leur faire remarquer que la foi en un tel Dieu pouvait provoquer des drames. Elle dit qu’à ses yeux, Dieu est une métaphore de la bonté et d’une vie de compassion et de justice. Alors que sa paroisse continue à affirmer son attachement au pasteur Voster, les autorités veulent la suspendre de son ministère.

 

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Voir aussi sur ce site : Klaas Hendrikse le pasteur néerlandais qui ne croit pas en Dieu



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