Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

 

Les « sans religion »

 

Claudine Castelnau

 

28 septembre 2016

Le Public Religion Research Institute, un institut de recherche américain spécialisé dans l’étude des changements sur les questions de valeurs et de religion vient de piublier une étude sur ceux qui se déclarent non rattachés à une institution religieuse, une Eglise.

L’étude, qui a pour titre « L’exode : pourquoi les Américains quittent la religion et pourquoi il est peu probable qu’ils y reviennent » part de l’idée commune que les gens quittent la religion institutionnelle parce qu’ils réprouvent fortement la manière dont les institutions religieuses « traitent les homosexuels ou les scandales sexuels du clergé. Bien sûr cela compte, dit le directeur de l’Institut, mais l’idée centrale demeure que les gens ne croient plus dans les enseignements religieux. Les non rattachés sont plus nombreux que vous le pensez. »

Seuls 18 % des gens interrogés disent que « la religion est importante dans leur vie », 40 % disent qu’ils sont « religieusement modérés » et 53 % des non rattachés à une institution religieuse se déclarent ni religieux ni recherchant une spiritualité.

Plus grave, l’enquête révèle que 60 % des non rattachés n’ont pas quitté la religion à la suite d’une mauvaise expérience mais tout simplement qu’ils « ont cessé de croire » à la religion de leur enfance et pour 32 % que le non engagement religieux de leur famille a joué un rôle sur leur éloignement.

Une majorité des sans religion disent encore croire en Dieu. Mais quel Dieu ? On peut se poser la question lorsque 37 % d’entre eux définissent Dieu comme « une force impersonnelle. »

Enfin les contradictions ne sont pas absentes : ainsi ces sans religion (1 sur 5) disent que Dieu « est nécessaire » à la vie morale et 1 sur 3 que les enfants devraient être élevés religieusement pour apprendre « les bonnes valeurs ».

Enfin tandis qu’un tiers des détachés disent qu’ils ne croient pas en Dieu ils ne sont que 13 % à se dire « athées », un mot qui semble disqualifié. « Ceux qui ne sont plus rattachés, ce n’est pas parce qu’ils ne croient plus en Dieu mais parce qu’ils ne croient plus dans l’enseignement religieux [de leur Eglise], commente une universitaire spécialiste des questions religieuses. Ils se sont détachés complètement de la religion et trouvent un sens [à leur vie] dans leur travail, dans l’éducation de leurs enfants, dans les associations, dans la nature. Mais nombre d’entre eux gardent un désir d’appartenance à une communauté qu’ils trouvaient naguère dans l’Eglise. »

Et elle voit dans la floraison d’ « Eglises athées » aux Etats-Unis ou dans d’autres pays [à Paris par exemple], un signe de cette recherche de communauté. « Chanter dans une chorale manque à nombre d’entre eux. Ils aimeraient un bâtment où se rendre, un dicours émouvant, mais aussitôt que quelqu’un parle de la Bible, ils zappent. C’est un sérieux défi pour les Eglises. »

 

.

 

« Ceux qui ne sont plus rattachés, ce n’est pas parce qu’ils ne croient plus en Dieu mais parce qu’ils ne croient plus dans l’enseignement religieux [de leur Eglise] », commente un spécialiste des questions religieuses à propos de cette enquête sur les Américains qui se déclarent non rattachés à une institution religieuse. Ils ne croient plus à ces « vérités » assénées du haut de la chaire, des vérités issues d’une lecture fondamentaliste qui ne se donne pas la peine de replacer les textes bibliques dans leur contexte et les contradictions et les invraisemblances que cette lecture engendre.

Comme le dit un pasteur californien, les pêtres et pasteurs ont peur de choquer leurs paroissiens en leur disant la vérité et ceux-ci ont peur de choquer leur pasteur en lui disant qu’ils ne croient pas un mot de son enseignement. Et ils quittent les Eglises, jetant l’éponge !

L’évêque épiscopalien américain John Spong s’est attelé depuis 25 ans à faire redécouvrir la joie d’une lecture de « La Bible sauvée du fondamentalisme » titre d’un livre (Sauver la Bible du fondamentalisme) qui vient de sortir aux éditions Karthala.

 


Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.