Protestants dans la ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


Et le Pokemon go ?



Claudine Castelnau

 

5 août 2016

Autre motif d’addiction estivale, l’apparition de Pokémon Go pour smartphones
et la fureur « collectionnite » de ces petites bestioles aux pouvoirs surnaturels et l’obesssion de les voir évoluer et devenir plus puissantes. Le Pew Center on Religion and Public Life, un centre de recherche sur l’impact de la religion sur la vie publique a lancé en juillet la première étude sur « le paysage religieux américain depuis que le jeu Pokémon a envahi le pays. »

D’où viennent les dévôts de Pokémon ? L’enquête révèle que 3 personnes sur 10 disent ne pas tenir compte de leur appartenance religieuse et 5 sur 8 avouent une « double appartenance » à Pokémon et à une « autre tradition religieuse ». Les chercheurs ont tenté de poser plus de question sur cette nouvelle dévotion mais les gens interrogés cessaient de répondre aux enquêteurs lorsqu’un nouveau Pokémon apparaîsssait ! Critiqués par certains théologiens américains connus pour avoir lancé  cette recherche en partenariat avec l’entreprise japonaise les enquêteurs ont répondu : « Essayez de jouer et vous verrez » !

La force addictive du jeu est telle qu’uen fatwa avait été lancée en 2001 en Arabie Saoudite par le grand mufti du pays et l’ensemble des produits Pokémon interdits dans le pays comme « religieusement inacceptable », rapporte Le Point. Pokémon, selon les autorités religieuses saoudiennes, « serait un jeu d'argent satanique et démoniaque, promouvant la théorie de l'évolution. » Le Comité religieux, présidé par le grand mufti dénonce un concept de jeu fondé sur l’évolution de créatures animales. qui se rapproche de la théorie de Darwin sur l’évolution, rejetée par l’islam. La fatwa souligne aussi que le jeu contiendrait des « symboles du sionisme international et de l’Etat d’Israël, tels que des étoiles à six branches » et déplore aussi la présence de croix chrétiennes et de symboles shintoïstes.

La fatwa assimile également les jeux Pokémon à des jeux d’argent interdits dans l’islam : on peut acheter à partir de son smartphone des poins pour progresser plus vite. « Le mufti se justifie en affirmant que Pokémon signifie “je suis juif ” en japonais, alors qu'il est simplement la contraction des mots anglais “pocket ” et “monster ”. »

Le journaliste du Figaro ajoute que « le jeu n’est pas disponible en Arabie saoudite mais que certains habitants l’ont déjà téléchargé illégalement ». Au contraire, le Vatican via a donné son approbation au jeu, considérant qu'il stimule l'imagination des enfants et ne contient aucun « effet secondaire indésirable qui puisse salir leur moralité. »

 


.

 

« Si votre église est soudainement envahie de jeunes adultes leur têtes collée à leur smartphones vous pouvez remercier Pokémon, écrit l’agence d’informations religieuses Religion News Service. Oui, Pokémon de Nintendo qui après avoir produit cartes colorées et jeux vidéos, cette fois-ci attirent les jeunes adultes hors de leurs appartements vers  les musées, les parcs, les stations de métro, les bibliothèques et autres lieux. Comment ? En localisant où ils sont et en faisant apparaître ces créatures virtuelles sur l’écran de leur téléphone dans des lieux bien réels comme plusieurs églises. »

Et le quotidien La Croix a publié début août une enquête sur la manière dont les Eglises accueillent cette frénésie.. « Comment passer à côté du phénomène ? » qui depuis la sortie du jeu début juillet mobilise des milliers de « dresseurs » qui cherchent à capturer les pokémons tant convoités.

« De nombreuses églises, relève La Croix servent de “pokéstop” aux joueurs, passage obligatoire pour obtenir différents objets essentiels au jeu afin de capturer les pokemon tant convoités. Certaines de ces paroisses, pour la plupart dans le monde protestant, ont voulu tirer profit de la popularité du jeu et cherché à attirer les joueurs dans l’espoir que ces derniers y trouvent plus que des créatures virtuelles.
En pointe sur le sujet, l’Église d’Angleterre a encouragé sur son site Internet les paroisses dans tout le pays à accueillir ces joueurs. “Pokemon Go donne l’opportunité de rencontrer les personnes qui normalement ne vont pas à l’église locale”, expliquent les anglicans dans leur communiqué.
Sitôt dit sitôt fait. Les messages s’adressant aux joueurs se multiplient sur les parvis des paroisses britanniques. “Jésus se soucie des joueurs de Pokemon
, affiche l’église méthodiste de City Road à Birmingham, invitant par ailleurs les joueurs à prendre une tasse de thé après le service. »

D’autres paroisses se réjouissent de voir des jeunes être amenés à se rendre dans une paroisse et d’y découvrir « un endroit familial ».  Ou comme à Montréal au Canada,: on a offert de l’eau, on a invité les joueurs à manger, à prendre un café dans les locaux d’une Eglise évangélique, on a mis à disposition des prises électriques pour recharger les batteries. Tout en étant attentif « à fournir un endroit sûr pour les enfants et adultes vulnérables », comme le recommande l’Eglise d’Angleterre.

Alors le refus du diocèse catholique de Cologne en Allemagne que sa cathédrale soit un « pokéstop » et son appel à la justice pour le faire supprimer surprenne. Comme cette accusation lancée par cet évêque sicilien de Noto, la ville baroque,  qui accuse le jeu d’être « diabolique » et pareil à « un système totalitaire comme le nazisme ».
Il a annoncé le mois dernier qu’il allait porter plainte contre Nintendo « pour préserver l’équilibre social des hommes et femmes de sa région ». On ne se refait pas !


Retour en page d'accueil
Retour vers Claudine Castelnau
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.